"Il faut que les blessés psychiques se raccrochent à quelque chose"

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Le Bataclan, au lendemain des attaques. Photo d'illustration.
Le Bataclan, au lendemain des attaques. Photo d'illustration.

Les familles, mais aussi de simples « impliqués » dans les attentats, affluent depuis samedi 14 novembre à l'École militaire. Le médecin-chef Laurent Martinez, coordonnateur national du service médicopsychologique des armées, ancien « psy » des forces spéciales, est responsable de leur prise en charge psychique. Il raconte.

Le Point.fr - Qui vient vous parler, combien êtes-vous pour les accueillir ?

Ce dimanche 15 novembre, nous sommes deux psychiatres et quatre psychologues du Service de santé des armées. Samedi 14 novembre, nous avons travaillé avec la Cellule d'urgence médicopsychologique de Paris, mais cela va encore évoluer. Il est très difficile d'évaluer le volume de la demande. Au départ, le lieu était destiné aux familles, qui viennent aux nouvelles, auxquels les officiers de la police judiciaire annoncent parfois le décès de leur proche, et qui sont donc dans des problématiques de deuil. Mais nous avons vu arriver de très nombreuses personnes qui ont été simplement impliquées dans les attentats, des témoins, des gens qui sont venus en aide, et évidemment beaucoup de survivants du Bataclan. Ils ne sont pas blessés physiquement, mais ils sont dans un état de stress aigu et il est très important de les prendre en charge. Ce sont des blessés psychiques.

Que vous disent-ils ?

Beaucoup sont dans un sentiment d'irréalité complète....

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