Il est possible d'emprunter 12.000 euros de plus qu'il y a un an

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Pour 1000 euros de mensualité, il est désormais possible d’emprunter sur 20 ans, 187.161 euros contre 174.700 il y un an. Les taux continuent de baisser et cette tendance devrait se poursuivre.

La chute des taux des crédits immobiliers améliore nettement le pouvoir d’achat des emprunteurs. Il y a tout juste un an, en janvier 2014, pour 1000 euros de mensualité et un taux de 3,35 % sur 20 ans, il était possible d’emprunter 174.739 euros (172.426 euros en janvier 2013), selon les calculs du courtier Meilleurtaux.com. Aujourd’hui, avec la même mensualité mais un taux de 2,54 % toujours sur 20 ans, un particulier peut emprunter 187.161 euros, soit 12.422 euros de plus. «Le coût d’un prêt de 200.00 euros a baissé de 25 % en une année et de 30 % en deux ans», note l’étude. Ce qui n’est pas négligeable.

Le gain de pouvoir d’achat est très inégal selon les villes. Avec un prêt de 200.000 euros sur 20 ans, un ménage gagnant 4500 euros nets par mois peut ainsi s’offrir aujourd’hui un logement de 125 m2 à Marseille, un 116 m2 à Strasbourg, un 96m2 à Lille, un 77 m2 à Lyon et seulement 33 m2 à Paris. «Près de la moitié des banques ont baissé leurs barèmes en janvier», note Hervé Hatt, président de Meilleurtaux.com. En janvier, ils se négociaient en moyenne à 2,29% (hors assurance), les Français s’endettant sur 17 ans, selon l’Observatoire Crédit Logement. Les taux ont baissé sur toutes les durées. En ce moment, les particuliers s’endettent à 2,35% en moyenne (hors assurance) sur 15 ans, 2,59 % sur 20 ans et à 2,93 % sur 25 ans, constate Meilleurtaux.com. Les meilleurs clients obtiennent des taux nettement inférieurs à ces moyennes. Le taux le plus bas obtenu chez Cafpi est ainsi de 1,95% sur 20 ans (hors assurance).

Des emprunteurs plus nombreux en janvier

Résultat, les emprunteurs sont plus nombreux à pousser la porte des banquiers et des courtiers. Cafpi se dit d’ailleurs optimiste pour 2015. «En janvier, mois traditionnellement calme, le nombre de dossiers montés a approché celui de décembre, qui avait connu un record. Les ménages ne cherchent plus à différer leurs projets d’acquisition» explique Philippe Taboret, le directeur général adjoint de Cafpi. «Le nombre de demandes de dossiers pour financer une acquisition avec un compromis de vente déjà signé a bondi de 35 % en un an sur notre site», constate également Hervé Hatt.

Pour autant, les banques restent rigoureuses: elles privilégient toujours les ménages en CDI et exigent toujours au minimum 10 % d’apport, lorsque le logement à financer est bien situé. Mais bien plus lorsqu’il est situé à l’extérieur des villes.

Cette tendance de taux historiquement bas devrait perdurer, voire s’amplifier. Le taux de l’OAT, l’emprunt d’État à 10 ans sur lequel les crédits à taux fixe sont indexés est tombé à 0,54 %! Et il n’est pas exclu qu’il baisse encore, avec le programme de rachats d’actifs annoncé en janvier par la Banque centrale européenne (BCE). «Les taux pourraient tomber sous les 2 % en moyenne dans les mois qui viennent», prévoit Hervé Hatt. Prudentes, les banques conservent des marges conséquentes qui devraient leur permettre de faire face à une possible hausse des taux dans quelques années.

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