Hongrie : un si joli village...

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Dans ce petit village de Hongrie, les migrants ne sont plus là, mais la xénophobie prospère et est devenue un argument électoral.
Dans ce petit village de Hongrie, les migrants ne sont plus là, mais la xénophobie prospère et est devenue un argument électoral.

Le village s'appelle donc Asotthalom. Un gros bourg du sud de la Hongrie, paisible et avenant avec ses pavillons coquets et ses espaces publics fleuris, très "propre en ordre", comme on dit en Suisse. Et il faut croire qu'il fait des envieux, car, à l'entrée, le visiteur est accueilli par un panneau suffisamment explicite pour être compris par tous, y compris ceux qui ne maîtrisent pas la langue locale : les voleurs ne sont pas les bienvenus.

Asotthalom est situé à une demi-douzaine de kilomètres de la frontière serbe et, tout au long de l'été, les habitants ont vu défiler des milliers de migrants, déplorant nuisances, incivilités ou chapardages. Le flux s'est tari après la pose du fameux grillage entre la Hongrie et la Serbie et seul un alignement de toilettes mobiles, en lisère de la forêt, témoigne encore de son passage. Mais, paradoxalement, la crainte de l'envahisseur n'a jamais été aussi grande. Notamment parce qu'elle est entretenue par le maire, Laszlo Toroczkai, qui a mis en ligne il y a quelques jours un clip officiellement destiné à mettre en garde les importuns. Deux minutes de poses viriles, musique martiale, démonstrations de force de son équipe d'intervention qui tient plus de la milice privée que de la police municipale. Et, pour finir, une "chute" tout en finesse : pour les migrants, "la Hongrie est un mauvais choix et Asotthalom est le pire".

Retour aux "vraies valeurs"

En réalité, cette communication...

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