Hongrie : circulez, y'a plus rien à voir !

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La volonté de Victor Orban de fermer définitivement la parenthèse est telle qu'on ne trouve pratiquement plus trace des migrants en Hongrie.
La volonté de Victor Orban de fermer définitivement la parenthèse est telle qu'on ne trouve pratiquement plus trace des migrants en Hongrie.

Où sont-ils passés ? Que sont devenus les dizaines de milliers de réfugiés, syriens pour la plupart, qui taillaient la route à travers la Hongrie ? Keleti, la gare principale de Budapest que les télévisions nous montraient totalement engorgée, il y a deux jours encore, a retrouvé son rythme de croisière. Il y a bien un train pour Munich à 9 h 10 (arrivée à 14 h 34) et un autre pour Berlin à 9 h 35 (arrivée à 21 h 15), mais ils ne sont l'objet d'aucune empoignade. Et rien ou presque ne rappelle que, sous cette voûte, bien des destins ont basculé. Tout juste note-t-on un contingent de policiers qui filtrent l'accès aux quais et un panneau « Transit » destiné à orienter les migrants vers le point d'information, les douches, le médecin.

Même constatation lorsqu'on prend le chemin de la frontière serbe que cette foule a parcouru en sens inverse. La M5, l'autoroute qui avait un temps été transformée en sentier de grande randonnée par les marcheurs, a été rendue au trafic et, arrivé tout au bout, à la frontière avec la Serbie, on tombe sur une poignée de flics, les camions-régie de différentes chaînes européennes, mais pas le moindre ressortissant syrien, irakien ou afghan.

Une fermeté qui lui sera politiquement favorable

Le contraste, en l'espace de 48 heures, en dit long sur la détermination du Premier ministre Viktor Orban à régler le problème avec la poigne qui le caractérise. Il a suffi, d'une part,...

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