Hollande rejette toute responsabilité de la France à Manbij

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LA FRANCE PAS RESPONSABLE DE LA MORT DE CIVILS SYRIENS À MANBIJ
LA FRANCE PAS RESPONSABLE DE LA MORT DE CIVILS SYRIENS À MANBIJ

DUBLIN (Reuters) - François Hollande a déclaré jeudi ne pas avoir de "retour" sur une éventuelle responsabilité de la France dans des frappes menées près de la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie, qui ont tué mardi plus d'une cinquantaine de civils.

Selon le ministère syrien des Affaires étrangères, la frappe de mardi, qui a touché le village de Toukhan, au nord de Manbij, a été menée par les forces françaises et celle de lundi par les forces américaines.

Au total, 21 civils ont trouvé la mort lundi et au moins 56 autres mardi dans les frappes aériennes de la coalition internationale contre ce fief de l'Etat islamique, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

"Je n'ai pas d'informations précises sur ce qu'auraient pu faire les avions français", a dit le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse à Dublin.

"Nous agissons dans le cadre d'une coalition, nous faisons très attention à nos frappes et je n'ai pas aujourd'hui de retour sur la responsabilité qu'auraient des avions français dans l'éventuel drame en Syrie", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que la France n'apportait "aucun crédit aux déclarations émanant du régime de Bachar al Assad."

L'ouverture d'une enquête, annoncée par le secrétaire d'Etat américain à la Défense mercredi lors d'une réunion de la coalition, "déterminera si les frappes de la coalition contre Daech ont causé des victimes civiles à Manbij", a dit jeudi le porte-parole du Quai d'Orsay lors d'un point presse.

"LA FRANCE VA CONTINUER A AGIR CONTRE DAECH"

Engagée en Irak au sein de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis depuis septembre 2014, la France a étendu sa zone d'intervention à la Syrie en septembre 2015.

Les dernières frappes dont a fait état l'armée française ont été menées en Irak dimanche et lundi, contre "des sites servant à commander, entraîner et équiper les combattants" de l'EI.

Le conflit syrien, qui a fait plusieurs millions de déplacés et plus de 280.000 morts, a commencé en mars 2011 sous la forme d'une contestation pacifique et s'est transformé progressivement, sous l'effet de la répression, en rébellion armée, rejointe par la suite par des groupes djihadistes.

"Dois-je rappeler que les drames sont quotidiens en Syrie, dois-je dire que ce que fait quotidiennement le régime syrien va au-delà de l'ignoble ?" a demandé François Hollande.

"Voilà pourquoi il faut traiter politiquement la situation de la Syrie même si nous devons agir contre Daech. Et je vous l'affirme ici, La France va continuer à agir contre Daech", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié mercredi soir, la Coalition nationale syrienne (CNS), principal groupe d'opposition en Syrie, a demandé la suspension des frappes aériennes de la coalition en attendant les conclusions de l'enquête.

(John Irish à Dublin et Marine Pennetier à Paris, édité par Yves Clarisse)

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  • berkowi il y a 5 mois

    Je ne comprends pas ce que vous écrivez? Pourriez-vous préciser qui sont les "ils" ? et qui sont "sses" ? Difficile de vous suivre.

  • newwin il y a 5 mois

    ils preferent sses ami les rebelels moderes qui egorgent les enfants