Hollande promet de baisser les impôts «quoi qu'il arrive en 2016»

le
0

VIDÉO - À l'occasion d'un déplacement en Isère et en Savoie, le chef de l'État affirme que le mouvement de baisse de la fiscalité sera poursuivi l'année prochaine. Il exclut toute taxe supplémentaire pour financer la transition énergétique.

En déplacement en Isère et en Savoie ce jeudi, François Hollande a réservé une surprise aux Français. Dans un premier temps, le chef de l'État affimé, dans une interview aux journaux de la presse quotidienne régionale du groupe Ebra, que de nouvelles baisses d'impôts seraient envisagées «si la croissance s'amplifie en 2016». Il a ensuite précisé qu'une baisse d'impôts interviendrait «quoi qu'il arrive en 2016». «Nous poursuivrons ce mouvement (de baisse de la fiscalité) car les Français doivent être les premiers bénéficiaires des résultats obtenus», a déclaré le chef de l'État.

Le chef de l'État a estimé que la croissance économique serait cette année supérieure à 1%, la prévision actuelle du gouvernement. «Il doit y avoir une croissance plus forte en 2016 (...) il y aura donc des baisses d'impôts quoi qu'il arrive en 2016. Pour en fixer l'ampleur, ça dépendra de la croissance que nous pourrons atteindre en 2016», a-t-il dit aux journalistes, en soulignant que neuf millions de foyers bénéficieraient d'une baisse cette année, après trois millions en 2014.

Après une hausse de 0,7% au premier trimestre de cette année, la France a vu sa croissance revenir à un niveau nul entre avril et juin. Malgré cela, le gouvernement a maintenu son objectif de 1% de croissance cette année, voire 1,5% selon le premier ministre Manuel Valls. Quant à 2016, comme la Commission européenne, Paris vise une hausse du PIB de 1,7%.

Ces baisses d'impôts pourraient ainsi intervenir aux abords de l'élection présidentielle de 2017, susceptible de voir François Hollande se représenter. «Je mesure les efforts qui ont été demandés aux Français en 2012 et 2013», souligne-t-il encore, rappelant qu'«une première baisse de la fiscalité en 2014 (...) a concerné plus de trois millions de ménages» et qu'une deuxième «plus importante» a bénéficié à «neuf millions de foyers fiscaux» cette année.

Interrogé sur l'éventualité d'une nouvelle écotaxe, d'une surtaxe diesel ou de hausse des taxes sur l'électricité pour financer la transition énergétique, François Hollande l'assure: «Il n'est pas question de créer un impôt ou une taxe supplémentaire.» «La transition énergétique ne doit pas être un prétexte pour augmenter les prélèvements», poursuit-il, insistant: «Je m'y refuse.» Pour le président Hollande, «il n'est pas question non plus que des contribuables payent pour les gaspillages et les pollutions qui ne sont pas de leur fait.» «Nous avons créé la contribution carbone qui s'applique à toutes les énergies fossiles (gaz, essence et charbon)» afin «de répartir la charge par rapport aux choix de consommation de chacun», rappelle-t-il cependant.

Le président de la République réaffirme par ailleurs que les 41 milliards d'euros de baisses de charges prévus par son pacte de responsabilité en faveur des entreprises seront maintenus, repoussant ainsi une revendication des frondeurs du PS qui souhaitent qu'une partie de ces allègements aille aux ménages. «C'est la condition pour permettre aux entreprises d'investir et d'embaucher», fait-il valoir. Pour autant, des éléments pourront évoluer à l'intérieur de cette enveloppe. «Cela sera discuté avec les partenaires sociaux», indique-t-il. François Hollande plaide à ce propos en faveur de «la stabilité dans les politiques conduites pour que les entreprises et les ménages aient confiance». «Par conséquent, les principes du pacte de responsabilité seront préservés», martèle-t-il.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant