Hollande espère une solution "consensuelle" en Nouvelle-Calédonie

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FRANÇOIS HOLLANDE EN NOUVELLE-CALÉDONIE
FRANÇOIS HOLLANDE EN NOUVELLE-CALÉDONIE

PARIS (Reuters) - François Hollande a dit lundi espérer que le référendum prévu avant la fin 2018 en Nouvelle-Calédonie sur les relations institutionnelles entre l'archipel du Pacifique et la France déboucherait sur une "solution consensuelle".

"C'est toujours mieux d'avoir une solution consensuelle", a estimé le président, invité de la chaîne France Ô, à l'occasion de son déplacement en Nouvelle-Calédonie.

"Si cette consultation devait diviser, on sait bien qu'il y aurait de la frustration chez les uns, chez les autres", a ajouté le président qui a promis l'aide de l'Etat pour accompagner le processus de concertation.

Pressé de donner sa préférence personnelle sur l'avenir de l'archipel, François Hollande a réitéré son engagement d'assurer la neutralité du gouvernement sur la question d'une indépendance totale ou du maintien d'un lien institutionnel avec la France.

Cette ligne politique tranche avec celle de l'ancien président Nicolas Sarkozy, qui s'était prononcé à titre personnel en faveur d'un maintien de l'archipel dans le giron de la République.

Le président français a profité de sa visite pour se recueillir devant les tombes du leader kanak Jean-Marie Tjibaou et du loyaliste Jacques Lafleur, signataires des accords de Matignon de 1988 qui ont mis fin à un cycle de violences.

Le 5 mai 1988, trois jours avant le second tour de l'élection présidentielle, l'armée donnait l'assaut à une grotte située dans l'île d'Ouvéa où des Kanaks retenaient en otage 27 gendarmes. L'opération s'était soldée par la mort de 19 indépendantistes, quatre gendarmes et deux parachutistes.

Signés sous l'égide du gouvernement de Michel Rocard, les accords de Matignon ont été suivis dix ans plus tard par les accords de Nouméa qui organisent le transfert progressif de vastes compétences à la Nouvelle-Calédonie, l'Etat français ne conservant que les principales fonctions régaliennes.

La question de la dernière étape de ce processus d'émancipation divise l'archipel, où des loyalistes ont profité de la visite de François Hollande pour manifester en faveur du maintien des liens entre la Nouvelle-Calédonie et la France.

(Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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  • M940878 le lundi 17 nov 2014 à 14:18

    il fait du gras chaque jour ce rigolo