Hollande à Florange : comme si de rien n'était

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La semaine dernière, les confidences de François Hollande à des journalistes ont achevé de ruiner son crédit.
La semaine dernière, les confidences de François Hollande à des journalistes ont achevé de ruiner son crédit.

Visite à hauts risques ce lundi après-midi pour le chef de l'État, qui se rend sur le site des hauts fourneaux d'ArcelorMittal à Florange. Il pourrait y recevoir un accueil musclé. Avant-goût ce matin dans la presse où les éditorialistes font un état des lieux sévère de la situation de François Hollande, qui voit s'envoler chaque jour un peu plus tout espoir de reprendre la main.

Patrick Apel-Muller donne le ton dans L'Humanité en soulignant que « [...] Florange reste un symbole des promesses trahies ». Selon lui, « ce voyage présidentiel sur les terres dévastées de la Lorraine industrieuse semble une visite de cimetière à la Toussaint ».

Dans L'Opinion, Nicolas Beytout juge lui aussi que les carottes sont pratiquement cuites pour le chef de l'État : « Qu'il parvienne ou non à sortir de la vrille dans laquelle il est emporté, qu'il soit ou non finalement candidat à sa propre succession, François Hollande aura perdu en quelques jours ce qu'il lui restait d'un capital pourtant précieux : le respect. Ce respect qu'il n'a pas pour les autres. Ni pour ses ministres, ni envers ceux qui le soutiennent, ni envers les magistrats, ni envers personne [...] Ce respect qu'il n'a pas pour ses promesses ni pour les idées qui l'ont porté au pouvoir [...] Parce qu'il ne respecte rien, il n'est plus respecté. Cela fait longtemps que les Français l'ont lâché [...] Au point de délabrement où il en est, le...

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