Hippodrome de Compiègne - Éric Woerth : "J'ai été traîné dans la boue"

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Éric Woerth est en passe d'obtenir un non-lieu dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne.
Éric Woerth est en passe d'obtenir un non-lieu dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne.

L'affaire de l'hippodrome de Compiègne va-t-elle faire "pschitt" ? C'est en tout cas un non-lieu qui est requis pour Éric Woerth, l'ancien ministre du Travail et du Budget, qui, après quatre ans et demi d'enquête, entrevoit le bout du tunnel. Ses malheurs commencent lorsque, le 16 mars 2010, cet élu de l'Oise valide, en tant que ministre du Budget, la vente de gré à gré pour 2,5 millions d'euros d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne. Cette parcelle comportait un golf et un hippodrome.Le Point.fr : Comment, selon vous, la vente d'une forêt peut-elle devenir une affaire d'État ?

Éric Woerth : Il a fallu quatre-vingts pages d'audition et trois juges d'instruction pour qu'on en arrive à reconnaître ce que je disais depuis le début : je ne connaissais pas la Société des courses de Compiègne et je n'ai fait que valider une vente dont le prix - jugé modique - avait été établi à partir des tarifs de France Domaine. Ma décision de valider cette vente était étayée sur la base d'un dossier juridique solide. On peut bien sûr toujours contester une analyse juridique, mais ce n'était certainement pas du pénal.

Pourquoi est-ce devenu du pénal ?

Tout est parti de la saisine par Corinne Lepage de la Cour de justice de la République. Je n'ai jamais trop compris pourquoi Corinne Lepage, que je ne connaissais pas, s'est imaginé que cela relevait d'une affaire de corruption. Le...

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