Hermitage s'allie à Bouygues pour ses tours XXL à la Défense

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La construction de ces deux gratte-ciels n’est pas encore assurée car le promoteur russe n’a toujours pas bouclé le financement de ce projet à 2,9 milliards d’euros

Joli coup pour le promoteur Hermitage qui veut construire à La Défense deux tours jumelles mêlant appartements de luxe, bureaux et commerces qui seraient les plus hautes d’Europe (320 m). Mardi matin, ce groupe russe a annoncé que Bouygues prendrait une part minoritaire dans la société qui porte ce projet évalué à 2,9 milliards. Un projet inédit en France par sa munificence avec 540 logements de luxe (180 m² en moyenne), deux piscine, des spas, un grand hôtel, 30.000 m² de bureaux…

Même si le montant de la participation du major français n’est pas précisé, cette annonce crédibilise ce projet annoncé en 2008 et qui a connu, depuis beaucoup de «bugs». En 2010, le PDG de Hermitage, Emin Iskenderov, annonçait la livraison de ces twin towers en 2016. Aujourd’hui, il ne se risque pas à dire quand commenceront les travaux: «Très bientôt, on va annoncer la date de démarrage», affirme-t-il.

Des centaines de millions d’euros de prêts

Malgré ce partenariat prestigieux avec Bouygues, il n’est toujours pas certain que ces gratte-ciel dessinés par l’architecte-star britannique, Norman Foster, sortiront de terre. En effet, le financement de cette opération XXL n’est pas encore assuré, ce qui nourrit le scepticisme des professionnels de l’immobilier. Pour mener à bien ce chantier, Hermitage aura besoin d’un prêt bancaire de plusieurs centaines de millions d’euros pas encore trouvé. Du coup, la promesse de vente qui permettra à Hermitage et Bouygues d’acquérir les droits à construire auprès de l’Epadesa, l’aménageur de La Défense, n’est pas signée.

En fait, l’obtention des crédits bancaire est la condition sine qua non qui rendra possible ou pas ce méga-projet qui, par ailleurs, a beaucoup progressé. Grâce à des avancées technologiques, le délai de construction de ces deux IGH (Immeubles de grande hauteur) a été ramené à 4,5 ans contre 6 ans initialement. Le relogement des 200 familles des résidences de la résidence les Damiers, vouées à être en partie démolis pour faire place aux deux tours, tire à sa fin. Il reste seulement une quinzaine de familles à reloger. Et les multiples recours en justice contre le projet sont quasiment tous purgés.

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  • mcarre1 le mardi 13 oct 2015 à 19:13

    Du grand n'importe quoi XXL