Hausse de 0,4% des prix à la consommation en août

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UNE INFLATION DE 0,4% EN AOÛT
UNE INFLATION DE 0,4% EN AOÛT

PARIS (Reuters) - Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% en août en France, après une baisse de 0,3% en juillet, leur progression sur un an s'inscrivant à 0,4%, soit leur plus bas niveau depuis novembre 2009, annonce jeudi l'Insee.

L'indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, est hausse de 0,5% sur le mois. Il a augmenté de 0,5% sur douze mois, après +0,6% en juillet, atteignant là encore un plus bas depuis novembre 2009.

Dix-huit économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un taux d'inflation IPCH en hausse de 0,4% en août et en hausse de 0,5% sur un an.

L'inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) augmente de 0,3% sur le mois et de 0,4% sur les douze mois à fin août, après respectivement +0,2% et +0,1% en juillet.

L'inflation hors tabac se situe elle à 0,4% en rythme annuel.

Selon l'Insee, la hausse de l'inflation d'août résulte, pour l'essentiel, des variations de prix saisonnières comme ceux des services liés aux vacances et ceux de produits manufacturés après les soldes.

Les prix des produits manufacturés ont ainsi augmenté de 1,9%, tout en reculant de 0,5% sur un an. Les prix des services ont augmenté de 0,3% (+1,9% sur un an).

Les prix de l'énergie ont reculé de 0,8% (-1,5% sur un an) du fait d'un nouveau repli des prix du gaz de ville (-1,2%, -3,1% sur un an) et de ceux des produits pétroliers (-1,1%, -3,3% sur un an), dont un recul de 1,3% pour les carburants (-3,3% sur un an).

Mercredi, le gouvernement a abaissé ses prévisions d'inflation, à 0,5% en 2014 et 0,9% en 2015.

Invoquant la faible croissance et une inflation au plus bas, le ministre des Finances, Michel Sapin, a indiqué que le déficit public atteindrait 4,4% du PIB fin 2014, au lieu de 3,8% prévu auparavant, soit plus que les 4,1% de 2013.

Le dérapage serait ainsi de plus de 6 milliards d'euros cette année et de plus de 25 milliards en 2015, année où le déficit serait à peine réduit à 4,3%, au lieu des 3% promis auparavant. Il reviendrait sous cette barre fin 2017.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Marion Douet)

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  • s.mario3 le jeudi 11 sept 2014 à 10:31

    Bon ben la déflation est là... qu'on arrête ce débat