Guilluy : "Il ne faut avoir peur ni des musulmans ni du FN"

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Dans son ouvrage, Guilluy utilise le prisme géographique pour démontrer l'effondrement des classes moyennes.
Dans son ouvrage, Guilluy utilise le prisme géographique pour démontrer l'effondrement des classes moyennes.

Marianne le prend pour un messie, Libération se demande s'il n'est pas un imposteur... et les deux lui ont consacré leur une. Pour avoir expliqué comment la logique de ségrégation est à l'oeuvre dans toutes les classes sociales et comment les catégories populaires se sont retrouvées enfermées en dehors des villes, Christophe Guilluy est devenu la bête noire d'une partie de la gauche. Dans son livre La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires, il propose une lecture géographique des conséquences de la mondialisation sur la société française. Il n'hésite pas à proposer une pensée sans tabou et éloignée des modèles en vigueur dans les milieux universitaires. Une originalité qui lui vaut d'être estampillé "réac de gauche", comme le sont Hugues Lagrange et Jean-Claude Michéa. La polémique enfle. Nous l'avons rencontré.Le Point.fr : Une étude récente montre que la solidarité n'a plus la cote auprès des Français. La France n'aime plus ses pauvres ?Christophe Guilluy : Le racisme social fait partie du modèle de pensée dominante. L'idée qu'il faut rééduquer les masses et les remettre dans le droit chemin est très répandue dans la classe politique. Les catégories populaires sont perçues comme l'obstacle qui empêche la mondialisation d'avancer. On considère qu'elles votent mal, qu'elles s'égarent dans la religion - surtout quand il s'agit d'islam - et que seule...

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