Guéant mis en examen dans l'affaire des sondages de l'Elysée

le , mis à jour à 15:35
4
MISE EN EXAMEN DE CLAUDE GUÉANT DANS L'AFFAIRE DES SONDAGES DE L'ELYSÉE
MISE EN EXAMEN DE CLAUDE GUÉANT DANS L'AFFAIRE DES SONDAGES DE L'ELYSÉE

PARIS (Reuters) - Claude Guéant a été mis en pour complicité de favoritisme dans l'affaire des sondages de l'Elysée, a-t-on appris auprès du Parquet national financier (PNF).

L'ancien secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy a été entendu pendant environ quatre heures dans la matinée par un juge d'instruction au Pôle financier de Paris.

Après sa garde à vue début juin, Claude Guéant avait maintenu ne pas avoir "participé à la commande de ces sondages, ni vu tous les sondages", tout en rappelant "le caractère absolument indispensable à un gouvernement moderne" d’avoir recours à de telles études.

En juillet, Le Monde affirmait qu'une note retrouvée par les enquêteurs prouvait qu'un contrat était passé entre les mains du secrétaire général de l'Elysée.

Début février, Emmanuelle Mignon, qui fut directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Elysée de mai 2007 à juillet 2008, a été mise en examen pour favoritisme dans ce dossier.

Ces derniers mois, l'enquête a abouti à la mise en examen notamment de Patrick Buisson, dont la société Publifact est au coeur de l'enquête, et de Pierre Giacometti, lui aussi conseiller de Nicolas Sarkozy durant son mandat.

L'information judiciaire pour favoritisme, détournement de fonds publics - dont détournement ou destruction d'archives publiques - vise des sondages et des prestations de communication commandés par la présidence de 2007 à 2012.

L'affaire, qui s'est ouverte en 2009 avec la remise d'un rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du budget de l'Elysée, a pris un tour judiciaire l'année suivante à la suite du dépôt d'une plainte de l'association Anticor.

Selon le plaignant, une bonne partie des sondages commandés sans appel d'offres par la société Publifact, entre 2007 et 2009, n'avaient pas d'intérêt public lié à la fonction présidentielle.

Sur la période 2010-2012, Anticor estime que certains sondages réalisés, après appels d'offres, ne relevaient pas non plus de la fonction présidentielle.

Sont également visés par leur plainte des contrats de prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre l'Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick Buisson, soupçonnés d'avoir bénéficié de favoritisme.

Claude Guéant a été condamné en novembre dernier à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des primes en liquide perçues lorsqu'il était conseiller de Nicolas Sarkozy de 2002 à 2004 au ministère de l'Intérieur.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée, qui a décidé de faire appel, s'est également vu infliger une amende de 75.000 euros et une interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans.

L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy est aussi mis en examen dans l'enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 pour faux et usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

(Service France et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4404523 il y a 10 mois

    Il faut pas rêver, il partira libre.... Comme d'autres l'ont été....

  • d.e.s.t. il y a 10 mois

    La bande à Bling-Bling se distingue encore, après encore une fois Guéant qui a vendu pour 500 000 dollars des tableaux qui ne valaient rien! Trop fort, ce gars !

  • M4958114 il y a 10 mois

    quelle équipe et ont parle pas du chef il est au courant de rien !! la honte de la cinquième république du jamais vus !!

  • JPANTO il y a 10 mois

    Encore lui, coquin de sort tout de même. ;-)