Grèce : quand Syriza ménage l'Église

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Pour ne pas s'aliéner l'électorat croyant, Alexis Tsipras se garde bien d'évoquer la fin de l'exonération fiscale du clergé grec.
Pour ne pas s'aliéner l'électorat croyant, Alexis Tsipras se garde bien d'évoquer la fin de l'exonération fiscale du clergé grec.

Si Alexis Tsipras venait à gagner les élections législatives de dimanche, il serait le premier chef d'État grec à ne pas être marié. Le leader de Syriza, athée déclaré, vit en concubinage, et est le père de deux enfants non baptisés. Tout pour déplaire à la puissante Église orthodoxe grecque ! Mais dans un pays où 90 % de la population se déclare de confession orthodoxe, le leader du Syriza (gauche radicale) a compris l'importance de séduire un électorat croyant. Depuis un an, Tsipras a opéré un rapprochement avec le clergé.En août dernier, il s'était rendu au mont Athos, lieu sacré de l'orthodoxie grecque. Une visite qui n'avait pas plu à tout son parti. Hélène Portaliou, membre du Comité central du Syriza, lui avait alors demandé à cette époque de prendre des engagements pour l'imposition des biens de l'Église, deuxième propriétaire terrien du pays. Plus récemment, Alexis Tsipras était invité au Pirée par l'archevêque Ieronymos, le chef de l'Église grecque, pour fêter l'Épiphanie. L'archevêque était également présent lors de l'enterrement du père du leader. De même sur les questions du mariage et de l'adoption pour les homosexuels, Alexis Tsipras est resté très prudent. "C'est un sujet difficile et nous allons l'étudier, mais cela ne fait pour l'instant pas partie de notre programme", a-t-il souligné lors d'un débat télévisé. "Syriza d'aujourd'hui n'a rien à voir avec les partis d'extrême gauche, proche du...

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