Grèce : l'inquiétude des Allemands

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Alexis Tsipras célèbre la victoire de Syriza devant l'université d'Athènes, le 25 janvier.
Alexis Tsipras célèbre la victoire de Syriza devant l'université d'Athènes, le 25 janvier.

La victoire de Syriza en Grèce, c'est pour les Allemands le scénario catastrophe qui devient réalité. Et ce n'est pas un hasard si c'est la photo d'une jeune manifestante grecque brandissant une pancarte vindicative "Gute Nacht Frau Merkel !" (Bonne nuit Madame Merkel) qui circule depuis plusieurs jours sur la une des journaux allemands. Reine de l'austérité, gardienne du dogme de la rigueur budgétaire, la chancelière allemande est dans le collimateur de la gauche grecque. De l'autre côté, la gauche grecque, décrite comme bercée d'illusions, prête à trahir ses engagements et à faire payer encore le benêt de contribuable allemand, est dans le collimateur de l'opinion publique outre-Rhin.

Porte-voix de la vox populi, le Bild Zeitung, le plus lu des journaux européens, n'a pas tardé à monter au créneau lundi matin : "La Grèce a voté - et ce résultat équivaut à un tremblement de terre, écrit son éditorialiste. Il montre plus clairement que jamais ce que la majorité des Grecs pense des réformes : rien de bon ! C'est exactement ce que le vainqueur Tsipras veut montrer aujourd'hui au reste de l'Europe. Son but : en finir avec les réformes - et (réclamer, NDLR) encore plus d'aide pour la Grèce ! Sorry, Monsieur Tsipras, là, vous allez trop loin ! Un contrat, c'est un contrat !" Bild s'est distingué tout au long de la crise grecque par ses saillies de mauvais goût traitant les Grecs de "fauchés" et de "paresseux", les...

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