Grand remplacement : Marine Le Pen chahutée par son (extrême) droite ?

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Marine Le Pen, présidente du Front national.
Marine Le Pen, présidente du Front national.

"Le concept de grand remplacement suppose un plan établi. Je ne participe pas de cette vision complotiste." Cette sentence de Marine Le Pen dans l'interview qu'elle a accordée au Journal du dimanche est loin d'être anodine. En s'exprimant ainsi, la patronne du FN affiche son refus de se radicaliser davantage sur les questions de l'islamisme et de l'immigration, comme l'y poussent certains de ses électeurs d'extrême droite plutôt exaltés proches des identitaires.

Une façon d'essayer de gagner en respectabilité et de rassurer ceux parmi les électeurs issus de la gauche qui pourraient basculer vers le FN. "Marine Le Pen ne veut pas ajouter de l'huile sur le feu en cette période trouble. L'objectif n'est pas de diviser davantage les Français mais de les rassembler", explique un proche de l'ex-candidate à l'Élysée. Voire ! En réalité, la réponse de Marine Le Pen est en trompe-l'oeil : pour le FN, le "grand remplacement" a commencé en France... Et ses lieutenants dédaignent les précautions oratoires.

"Inversion des flux migratoires"

Le "grand remplacement" ? Il s'agit de la disparition en France du peuple blanc, européen et de tradition catholique au profit de populations noires, arabes et musulmanes, une théorie élaborée par le penseur d'extrême droite Renaud Camus. "Pire que la guerre de Cent Ans, cette crise (le grand remplacement) est la plus terrible que notre peuple ait eu à affronter", répète Camus en accusant pêle-mêle les...

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