Gouvernement Valls : le soulagement des recalés

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François Lamy et Martine Aubry, ici lors de l'université d'été du PS à La Rochelle en 2013.
François Lamy et Martine Aubry, ici lors de l'université d'été du PS à La Rochelle en 2013.

On a bien failli assister à la démission la plus rapide de l'histoire de la Ve République. Une démission qui serait restée comme le symbole d'une réconciliation impossible entre la gauche de Manuel Valls et celle de Martine Aubry. Lundi 25 août, le député de l'Essonne François Lamy est à New York lorsqu'il reçoit un coup de fil du conseiller politique de Manuel Valls, Yves Colmou, le prévenant que le Premier ministre va le joindre. Ce qu'il fait le lendemain. Alors en pleine composition de son nouveau gouvernement, Manuel Valls, qui avait débarqué le bras droit de Martine Aubry lors du remaniement de mars, demande : "Si je te fais une proposition, tu verrais cela d'un regard positif ?" "Non", répond simplement l'ancien ministre délégué à la Ville. "Je suis en désaccord avec la ligne politique. Je te causerais plus de problèmes à l'intérieur qu'à l'extérieur", argumente François Lamy. "Même si j'avais accepté, j'aurais immédiatement démissionné !" (Lamy) Dans une rue de La Rochelle jeudi 28 août, en marge de l'université d'été du PS, François Lamy confie à l'un des premiers lieutenants de Valls : "Même si j'avais accepté, j'aurais immédiatement démissionné en découvrant qu'Emmanuel Macron était ministre de l'Économie." Lamy nous confirme en riant cette réflexion, qui en dit long sur la fracture idéologique qui traverse la gauche au pouvoir. Le lendemain soir, les soutiens de Martine Aubry sont réunis sur la...

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