Gouvernement : marche arrière toute !

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François Hollande et Manuel Valls ont annoncé leur volonté réformatrice. Elle a fait pshitt, estime la presse.
François Hollande et Manuel Valls ont annoncé leur volonté réformatrice. Elle a fait pshitt, estime la presse.

Il y a d'abord eu le pataquès fiscal sur la demi-part des veuves, puis l'abandon du nouveau mode de calcul de l'allocation adulte handicapé et le report d'un an de la réforme controversée des dotations aux collectivités territoriales. Il y a enfin l'annonce d'une réforme du Code du travail en demi-teintes. À quelques semaines des régionales, il semble que le gouvernement ait enclenché la marche arrière. Une attitude qui irrite les éditorialistes ce mercredi 4 novembre.

Le Figaro (Gaëtan de Capèle)

« Dans une France malade de son immobilisme, il y a peut-être plus grave que ne pas réformer... c'est faire semblant de réformer. Pour un résultat identique - la poursuite de notre déclassement économique -, cela consiste à bercer le pays d'illusions avec la satisfaction du devoir accompli. [...] Le projet de réforme du Code du travail s'annonce, hélas, de la même veine. Annoncée à grand fracas après le constat unanime que notre surréglementation sociale détruit l'emploi plus qu'elle ne le protège, la promesse d'un grand big bang a d'ores et déjà été enterrée par le chef de l'État : avant même de discuter, il est interdit de toucher aux 35 heures, au contrat de travail et au smic. C'est-à-dire à tout ce qui plombe la compétitivité des entreprises et entrave l'embauche de salariés. Cet art consommé de ne rien faire n'empêchera pas François Hollande de revendiquer une statue de grand réformateur. Mais...

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