Gouvernement : Bruno Le Maire prend sa revanche

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Bruno Le Maire à Perpignan en février 2016.
Bruno Le Maire à Perpignan en février 2016.

Dix ans ont passé depuis sa première élection au siège de député dans l'Eure, Bruno Le Maire, 47 ans, qui devient ministre de l'Économie, peut cependant se flatter de ne pas être un cumulard gavé de mandats tout en ayant une expérience solide de l'État. Il y a encore un an, l'énarque normalien se rêvait possible président de la République. Candidat à la primaire de la droite, il axe sa campagne sur le grand chambardement, l'énergique coup de balai à la technostructure, l'indispensable refonte du casting. Et à l'automne 2016, tout semble bien parti. Les jeunes « lemairistes », bouilles sympathiques et tee-shirts siglés, le scandent à chacun de ses 461 déplacements et 150 meetings : « Le renouveau, c'est Bruno, la primaire, c'est Le Maire. » Le slogan bien rimé résume l'échec.

Alors que deux ans auparavant, le député de l'Eure raflait près de 30 % des voix des militants UMP à la présidence du parti, se hissant à la deuxième place derrière Nicolas Sarkozy, le voici à la primaire de novembre 2016 qui parvient péniblement à grappiller 2,3 % des suffrages. « Avec Macron, Bruno partageait une conviction : les Français voulaient du neuf. Sauf que le premier s'est affranchi de la primaire et y est allé tout seul, et que Bruno a cru aux primaires », analyse Jérôme Grand d'Esnon, grognard chevronné de la chiraquie, directeur de campagne lemairiste qui, le premier, rejoint dès la fin janvier En marche !.

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