Germaine Tillion, l'ethnologue de Ravensbrück, racontée par une co-déportée

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Marie-José Chombart de Lauwe (à gauche) et Germaine Tillion (à droite), ici au début des années 40
Marie-José Chombart de Lauwe (à gauche) et Germaine Tillion (à droite), ici au début des années 40

« Ce monde d?horreur était un monde d?incohérence : plus terrifiant que les visions de Dante, plus absurde que le jeu de l?oie. » En une phrase, Germaine Tillion avait résumé le camp de Ravensbrück. C?est Marie-José Chombart de Lauwe, déportée NN (Nacht und Nebel) en même temps qu?elle et que Geneviève de Gaulle, qui la cite ainsi dans ses Mémoires récents - Résister toujours, Flammarion, avril 2015. "L'entrée au Panthéon en ce printemps 2015 de deux de mes camarades de Ravensbrück, de deux amies, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle, est une excellente chose, souligne cette grande résistante, dès le début de son récit. Elles représenteront désormais dans cette crypte toutes nos compagnes de la Résistance, dont le rôle a été si souvent minoré. Elles seront, comme Jean Moulin, accompagnées d'un cortège d'ombres, celles qui ne sont pas revenues. »

Cependant, Marie-Jo, la survivante, perçoit bien les effets pervers d'un tel moment historique. « Il ne faut pas que cette cérémonie, avertit-elle, soit une manière de fermer la page, de sceller un socle définitif sur ce que nous avons traversé. Il faut au contraire que ce soit l'occasion de raviver à jamais le souvenir de ce qu'elles ont fait, de leurs luttes qui furent également les miennes et celles de milliers d'autres. » Marie-José Chombart de Lauwe, qui a tout noté dans un cahier quelques mois après son retour de Ravensbrück, conserve un souvenir...

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