Génocide arménien : bras de fer mémoriel au coeur d'Istanbul

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Il y a dix ans, évoquer le génocide en Turquie était tout simplement impossible.
Il y a dix ans, évoquer le génocide en Turquie était tout simplement impossible.

Ils n'étaient qu'une petite centaine ce matin à s'être rassemblés à l'appel d'ONG turques et internationales devant le musée des arts turcs et islamiques d'Istanbul pour commémorer le centenaire du génocide arménien. C'est dans cette ancienne prison que, le 24 avril 1915, les intellectuels arméniens de l'ancienne capitale ottomane avaient été emprisonnés avant d'être déportés vers l'Est, marquant le début des massacres.C'est donc sous le regard curieux des nombreux touristes présents dans ce quartier historique de la métropole turque que le petit groupe (composé de Turcs, d'Arméniens et de plusieurs Français) a brandi les portraits de victimes et rappelé le nom des villages rasés par les troupes ottomanes. Sur des banderoles en anglais, en turc et en arménien, les demandes des associations sont claires : "Reconnaissance. Excuses. Compensations.""On est sur la bonne voie"OEillet rouge dans une main et portrait du défunt Rostom Rosdomyan dans l'autre, Volkan, jeune trentenaire d'Istanbul, se sent un peu seul : "Il y a peu de Turcs ce matin. Mais c'est normal, la Turquie est un pays très conservateur, la plupart des gens refusent encore de parler de génocide même s'ils reconnaissent l'existence des massacres." Un retard dû au système éducatif, selon lui : "À l'école, au collège, au lycée, on n'évoque presque pas la question dans les livres d'Histoire." Malgré cela, "jour après jour, de plus en plus de Turcs prennent conscience des...

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