Genève : un front républicain stoppe net l'extrême droite

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Éric Stauffer, leader du Mouvement citoyen genevois, a reconnu son échec dès dimanche.
Éric Stauffer, leader du Mouvement citoyen genevois, a reconnu son échec dès dimanche.

Éric Stauffer, fondateur en 2005 du Mouvement citoyens genevois (MCG), élu à la mairie d'Onex (20 000 habitants), dans le canton de Genève, était particulièrement fier de son slogan placardé dans toute la ville : "Onex, ville de progrès, commune zéro frontalier". En 2011, aux dernières élections municipales, le MCG proclamait : "Frontaliers assez ! Réservons les emplois aux Genevois." Apparemment, ses électeurs ne sont pas aussi anti-frontaliers qu'il ne l'espérait : il devrait être éjecté du conseil administratif, devancé par des candidats socialiste, Vert et libéral-radical (droite). LIRE aussi notre article "Suisse : l'extrême droite invente le label zéro frontalier"

Dimanche 19 avril, les Genevois ont procédé à deux élections, l'une pour élire les 924 conseillers municipaux du canton, l'autre pour choisir les 137 exécutifs communaux, qui correspondent en France aux maires et aux adjoints, dont le scrutin, lui, se déroule en deux tours. Résultat, si le MCG obtient des conseillers municipaux, en revanche, il n'a pratiquement aucune chance de placer l'un de ses dirigeants dans un exécutif communal.

Alliance gauche-Vert-droite

Éric Stauffer a reconnu sa défaite, avouant qu'il avait fort peu de chances pour le second tour. "Il est évident que mes adversaires du Parti libéral-radical (PLR) ont reçu des voix de gauche. (...) Face à cette alliance, le MCG ne fait pas le poids", reconnaît-il ce matin dans...

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