Gaza : la vérité, première victime ?

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L'association de la presse étrangère dénonce des intimidations du Hamas. Une déclaration qualifiée de non sens par la chef du bureau du New York Times à Jérusalem.
L'association de la presse étrangère dénonce des intimidations du Hamas. Une déclaration qualifiée de non sens par la chef du bureau du New York Times à Jérusalem.

La guerre n'est pas terminée que déjà le rythme des controverses s'accélère. La dernière en date montre la difficulté d'une couverture indépendante de ce conflit. Elle concerne la publication par l'Association locale de la presse étrangère d'un communiqué protestant vigoureusement contre le traitement par le Hamas des journalistes étrangers à Gaza. Selon la FPA (son sigle en anglais), certains d'entre eux ont été "harcelés, menacés ou interrogés après la diffusion d'informations ou de reportages dans leurs médias ou sur les réseaux sociaux". Le Hamas serait également en train d'établir une "liste noire" de représentants de la presse internationale qui se verraient désormais interdits de revenir à Gaza. Mais cette initiative est loin de faire l'unanimité : en première ligne contre ce communiqué, Judy Rudoren, la chef de bureau du New York Times à Jérusalem. Dans un tweet énervé, elle a parlé de "non-sens total". Et d'ajouter : "Je ne suis pas la seule à le dire. Tous les reporteurs que j'ai rencontrés alors qu'ils revenaient de Gaza ont eu la même réaction." Dans un mail envoyé à la FPA, Judy Rudoren a même qualifié ce communiqué de "dangereux". Le bureau de l'association maintient cependant que plusieurs de ses membres - qui ont témoigné de façon anonyme - ont effectivement reçu des menaces de la part du Hamas. Autre élément inquiétant pour les dirigeants de l'association : l'organisation islamiste a tenu à...

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