Gays, femmes, intellos... La stratégie électorale tous azimuts du FN

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Marine Le Pen au côté de Sébastien Chénu, cofondateur de Gaylib et ancien secrétaire général de l'UMP.
Marine Le Pen au côté de Sébastien Chénu, cofondateur de Gaylib et ancien secrétaire général de l'UMP.

Le ralliement à Marine Le Pen de Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de gaylib, chargé de chapeauter le nouveau collectif culture du Rassemblement bleu Marine, est un symbole de la stratégie électorale du Front national. En quête de mandats, le parti d'extrême droite n'a désormais plus peur de s'adresser à des électeurs qui lui étaient réfractaires lorsque Jean-Marie Le Pen était président pour élargir son spectre électoral traditionnel composé de quadras et de quinquas issus des couches populaires. PrécairesDepuis 2007, la dernière présidentielle de Jean-Marie Le Pen, la crise a augmenté le nombre de déçus du système qui font le beurre du parti d'extrême droite, à commencer par les jeunes. Après le congrès de Lyon, Florian Philippot était fier de nous présenter Flamix, une petite flamme bleu et rouge qui lève ses deux pouces pour rendre le parti plus cool. Mais le FN promet surtout des perspectives d'avenir aux plus précaires, dont les jeunes font partie, dans une société qui en manque cruellement. Il suffit de regarder le profil des candidats (environ 380) aux 100 postes du comité central pour constater qu'il s'agit du parti qui donne le plus sa chance aux jeunes, ainsi qu'aux personnes qui exercent un métier manuel, d'accéder à des postes à responsabilité. Certains d'entre eux ont d'ailleurs déjà pris le pouvoir ou failli le prendre lors des municipales. Fabien Engelmann, 35...

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