Foxconn, l'assembleur de l'iPhone, va-t-il s'offrir le japonais Sharp ?

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Des salariés d'une usine Foxconn à Longhua, dans le sud de la province de Guangdong, en mai 2010.
Des salariés d'une usine Foxconn à Longhua, dans le sud de la province de Guangdong, en mai 2010.

Qui va s'offrir Sharp ? En difficulté, le géant japonais a en effet terminé l'année fiscale 2015 avec près de 2 milliards de dollars de pertes. Le fonds semi-public japonais INCJ (Innovation Network Corporation of Japan) aurait fait une offre de reprise d'un montant de 2,5 milliards de dollars. Son activité d'écrans à cristaux liquides (LCD) est placée dans une société à part censée fusionner ensuite avec son compatriote et rival Japan Display, a affirmé vendredi le quotidien Nikkei. Mais selon le Wall Street Journal, la société taïwanaise Foxconn, principal sous-traitant d'Apple, aurait quant à lui mis 5,3 milliards de dollars sur la table...

Intérêt national japonais

Mais l'hypothèse du passage sous pavillon étranger de Sharp est considérée comme difficilement acceptable par les pouvoirs publics qui veulent depuis longtemps créer un géant national des LCD. Le schéma proposé par l'INCJ l'emporterait tout de même sur l'offre de reprise intégrale déposée par Foxconn. En effet, les banques créancières de Sharp, Mitsubishi UFJ et Mizuho, dont l'accord est requis, auraient jugé plus viable le projet de l'INCJ, qui aurait surtout le mérite à leurs yeux de mieux protéger les technologies japonaises.

Selon ce schéma, l'INCJ injecterait 300 milliards de yens (2,3 milliards d'euros) pour s'offrir la majorité du capital Sharp, tandis que les banques abonderaient, en partie en effaçant de...

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