Forte hausse des tarifs bancaires pour les petits clients

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Ils ont augmenté de 4,17% en un an pour les petits consommateurs de services bancaires. La généralisation des frais de tenue de compte alourdissent la note. Les écarts de prix d'une banque à l'autre vont du simple au triple.

Les unes après les autres, les banques facturent des frais de tenue de compte. Sur les 139 banques analysées par l'association de consommateurs CLCV, 117 en factureront le 1er février. Elles étaient 104 il y a tout juste un an. De plus, 37 d'entre elles ont augmenté ces tarifs cette année. Cette tendance se renforcera dans les mois qui viennent puisque LCL et Groupama Banque (8,80 euros par an à partir du 1er mars), factureront elles-aussi des frais de tenue de compte à partir du printemps, explique Sandrine Perrois, auteur de l'étude annuelle sur les frais bancaires, qui a passé en revue les plaquettes tarifaires de 139 établissements. Pour l'heure, la note est comprise entre 6,20 euros par an à la Banque Postale et 71,60 euros dans les banques Maze et Dupuy de Parseval. Attention, contrairement à ce qu'a indiqué une association d'usagers des banques, les clients qui s'opposent à ces hausses, n'ont d'autre choix que de changer de banque. «Les clients n'ont pas le droit de refuser les tarifs», précise Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV.

La généralisation (ou dans certaines banques hausse) des frais de tenue de compte, mais aussi l'augmentation du moyen tarif des cartes à débit immédiat, pénalisent les petits consommateurs de services bancaires, estime l'étude de la CLCV. En retenant la formule la plus avantageuse des «petits consommateur», la facture moyenne annuelle a augmenté en un an de 4,17%, voire de 5,47% uniquement sur les banques avec un réseau physique (alors que l'inflation a été quasi nulle en 2015), atteignant 70,26 euros en moyenne.

Pour ces petits clients, le différentiel peut aller du simple au triple (181%), passant de 37 euros à 104 euros, dans les banques en dur (avec réseau physique) pour un même panier de services et en retenant la formule la moins chère entre paiement à la carte ou par «package» (offre groupée).

En revanche, pour les «moyens» et «gros consommateurs», la facture moyenne demeure stable, respectivement à -0,17% et à -0,09%. En métropole, dans les banques avec réseau physique, le client «moyen» débourse ainsi en moyenne 147,13 euros et le «gros consommateur» environ 210 euros par an.

Les banques en ligne restent toujours compétitives, affichant des tarifs allant de 8,35 à 46,88 euros. Néanmoins la facture moyenne augmente pour toutes les clientèles, remarque la CLCV.

Comme l'an dernier, LCL se distingue dans le peloton de tête des enseignes nationales les moins chères pour les petits (2e) et grands clients (1er). Chez les consommateurs moyens, BNP Paribas fait la différence.

L'association de consommateurs a également relevé d'importantes différences tarifaires au niveau des départements. Ainsi le département de la Meuse affichent les tarifs les moins onéreux pour les «petit» (62,61 euros pour 9 banques présentes) et moyens (133,26 euros), alors qu'à l'opposé les Pyrénées-Orientales se distinguent pour leur cherté (79,97 euros en moyenne avec 11 banques pour les petits consommateurs et 159,14 euros pour les moyens). C'est dans les Côtes d'Armor, que les «gros consommateurs» sont les mieux lotis (194,40 euros pour 9 banques) et dans l'Hérault où ils paient le plus cher (22,50 euros pour 15 banques représentées).

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