Fonctionnaires et pharmaciens grecs en grève contre l'austérité

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MANIFESTATIONS ANTI-AUSTERITÉ EN GRÈCE
MANIFESTATIONS ANTI-AUSTERITÉ EN GRÈCE

ATHENES (Reuters) - Fonctionnaires et pharmaciens se sont mis en grève mercredi en Grèce pour protester contre l'accord conclu avec les créanciers qui impose des mesures d'austérité supplémentaires en échange d'un nouveau plan d'aide.

Quelques milliers de personnes ont défilé mercredi matin dans le centre d'Athènes pour demander le rejet de l'accord conclu lundi à Bruxelles, sur lequel le parlement grec doit se prononcer en fin de journée, et dire "non" aux politiques de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international.

D'autres manifestations sont prévues plus tard dans la journée mais la réaction de la rue aux nouvelles mesures d'austérité, pourtant rejetées à une large majorité lors du référendum du 5 juillet, a jusqu'à présent été limitée et à en croire un sondage publié mardi, 70% des Grecs souhaitent la ratification de l'accord par le parlement.

Les syndicats et l'aile la plus à gauche du parti au pouvoir Syriza ont en revanche vilipendé les exigences des créanciers, jugées punitives et contraires aux programme d'Alexis Tsipras, élu sur la promesse de mettre fin à l'austérité et aux plans de sauvetage.

"(L'accord) contredit le programme présenté avant les élections donc les mesures (d'austérité) ne devraient pas être approuvées ou, si elles le sont, ne devraient pas être mises en oeuvre", résume Christos Vagenas, un fonctionnaire de 40 ans qui a voté pour Syriza en janvier.

Alexis Tsipras a lui-même admis mardi soir à la télévision qu'il "ne croyait pas" en l'accord qui lui a été imposé par les créanciers, tout en expliquant qu'il n'avait pas d'autre choix que celui de l'appliquer sous peine de voir la Grèce sortir de la zone euro.

Les pharmaciens, qui subissent les conséquences du contrôle des capitaux et de la fermeture des banques décidée fin juin, protestent contre la libéralisation de leur secteur d'activité prévue en contrepartie du plan d'aide, en estimant que cela aura pour conséquence de permettre à des personnes non diplômées de gérer une pharmacie.

Selon un porte-parole de leur syndicat, ils s'inquiètent aussi de l'intention affichée des institutions européennes d'ouvrir des discussions sur la libéralisation de la vente de médicaments disponibles sans ordonnance, jusqu'à présent limitée aux pharmacies dont ils représentent environ 25% du chiffre d'affaires.

(Lefteris Karagiannopoulos; Tangi Salaün pour le service français)

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  • YTRAM le mercredi 15 juil 2015 à 17:23

    70% des grecs sont d'accord ,comme partout la majorité des populations est responsable ,la maladie des journalistes est de faire monter la mayonnaise avec une minorité d'irresponsables ,et il y en a aussi partout

  • lorant21 le mercredi 15 juil 2015 à 17:09

    @glaty. pas faux :-)

  • glaty le mercredi 15 juil 2015 à 16:35

    @lorant21 ..Tu écris à l'envers ce que j'ai écris à l'endroit .oupss!!

  • lorant21 le mercredi 15 juil 2015 à 15:17

    @glaty. Et payer une TVA plus chère, c'est favoriser les produits intérieurs. mais comme en Grèce, il ne produisent plus rien, même les légumes.. Mais il parait que ce n'est pas leur faute!

  • glaty le mercredi 15 juil 2015 à 15:06

    .MEME LE 1er MINISTRE GREC NE CROIT PAS A CET ACCORD PASSE AVEC LES EUROPEENS..IL LE DIT A LA PRESS QUI DIFFUSE EN BOUCLE SON INTERVIEW.IL SE MOQUE TOUJOURS ET ENCORE DES EUROPEENS. Et aussi ces populations ne sont pas prêtent intellectuellement car pour un Grec, payer une TVA plus chère c'est payer un produit plus chère, ils ne voient pas plus loin .Alors que pour un Européen ,! payer une TVA plus chère, c'est contribuer à la prospérité du pays..Vous voyez la nuance ??. GREXIT OBLIGATOIRE

  • testani2 le mercredi 15 juil 2015 à 14:58

    Faisons comme les américains : utilisons la planche à billets. De toutes manières c'est de la monnaie de singes.

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