Fleury-Mérogis : les révélations-chocs de la directrice

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La directrice de Fleury-Mérogis tire la sonnette d'alarme sur les conditions de détention de son établissement. 
La directrice de Fleury-Mérogis tire la sonnette d'alarme sur les conditions de détention de son établissement. 

Des révélations qui font frémir... Dans un courrier daté du 20 juin, que BFM TV s'est procuré, la directrice de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis alerte sa hiérarchie sur les conditions de détention au sein de son établissement. C'est une démarche exceptionnelle de la part du personnel pénitentiaire. « J'appelle votre attention sur la situation particulièrement inquiétante des effectifs de la population pénale de l'établissement », écrit-elle au préfet de l'Essonne et à l'administration pénitentiaire. « Le nombre d'écrous atteint des sommets », poursuit-elle. La directrice affirme, à titre d'exemple, que 85 personnes ont été écrouées en un seul week-end. C'est 30 % de détenus en plus qu'un week-end moyen.

Dix matelas au sol

Une gestion d'autant plus compliquée que Fleury-Mérogis détient 109 détenus incarcérés pour des faits de terrorisme. C'est la maison d'arrêt qui compte le plus de ce type de profils. Pour contenir tout ce monde, la directrice décrit que dix matelas ont été installés au sol, seize depuis ce courrier. La plupart des cellules comptent deux lits. « Il est évident que cette situation rend les affectations, le profilage et le suivi des personnes détenues très complexes », assure la directrice. La situation est intenable pour le personnel. Marcel Duredon, du syndicat FO-Pénitentiaire, décrit les tensions subies par les agents de surveillance. « L'individu qui dort au sol a...

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