Finkielkraut sous la Coupole : les coulisses

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Le nouvel académicien relisant un écrit de son prédécesseur avant de prononcer son discours.
Le nouvel académicien relisant un écrit de son prédécesseur avant de prononcer son discours.

Tandis que tout le beau monde des lettres, des arts et des salons parisiens s'embrasse sur les pavés du quai Conti, la monarchie pénètre en voiture à vitres fumées à travers le porche à doubles battants de l'Institut. Les descendants de Philippe d'Orléans ont leur siège attitré sous la coupole de l'Académie française, et c'est conformément à cette tradition multiséculaire ? la Compagnie n'en manque pas ? qu'une limousine noire emporte une des filles de feu le comte de Paris jusqu'à la cour intérieure.

Chassé-croisé anachronique

Dans quelques instants, mais cette fois sous une tempête de caméras, Manuel Valls fera de même. Indifférent à ce chassé-croisé anachronique entre la monarchie et la république, Fabrice Luchini, la tête couverte d'un bonnet de laine à grosses côtes, tient son journal plié sous le bras ; Natacha Polony agite avec fracas son immense manteau noir. Marc Lambron, qui sera le prochain académicien à être reçu parmi les quarante Immortels, salue bien des dames. On aperçoit Inès de la Fressange, Denis Olivennes, qui aida beaucoup à ce que l'élu du jour puisse acquérir son habit vert et son épée, Yasmina Reza, Anne Sinclair, des éditeurs, des journalistes, de vieilles dames bien mises qui s'interrogent à voix flûtée sur le nombre de c?urs que le si charmant Jean d'Ormesson a dû briser?

Frissons sous la Coupole

Roulement de...

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  • M7097610 le vendredi 29 jan 2016 à 09:05

    de mao à la réaction néocon, tout entre à l'académie