Feux de cheminée: Royal contre l'interdiction en Ile-de-France

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SÉGOLÈNE ROYAL VEUT REVENIR SUR L'INTERDICTION DES FEUX DE CHEMINÉE EN ILE-DE-FRANCE
SÉGOLÈNE ROYAL VEUT REVENIR SUR L'INTERDICTION DES FEUX DE CHEMINÉE EN ILE-DE-FRANCE

PARIS (Reuters) - La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a déclaré mardi vouloir revenir sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2015 dans le cadre du plan de protection de l'atmosphère.

La capitale a fait l'objet ces derniers mois de plusieurs alertes à la pollution aux particules fines, dont le chauffage au bois est en partie responsable - de façon marginale près des zones de grand trafic mais significative ailleurs dans la ville.

Interrogée mardi sur France 2, Ségolène Royal a pourtant assuré qu'elle ferait modifier l'arrêté interpréfectoral qui interdit les feux de cheminée à partir de janvier.

"Je vais faire changer cette décision qui ne va pas dans le bon sens", a-t-elle dit sur France 2.

"Celle-ci me parait vraiment excessive. En tout état de cause, celle-ci ne sera pas appliquée dans le sens où il n'y a pas de sanction", a-t-elle ajouté. Je ne veux pas que par une décision trop schématique, un peu absurde, ça décrédibilise toute la filière (bois)."

Ségolène Royal, qui se dit opposée à une écologie "punitive" et avait déjà usé de cet argument pour revenir sur l'écotaxe, a fait part de doutes sur les chiffres mis en avant par les élus franciliens pour obtenir l'interdiction des feux de cheminée.

Selon une étude menée en 2011 par Airparif, association chargée de mesurer la qualité de l'air dans la capitale, le chauffage résidentiel au bois dans l'agglomération parisienne joue un rôle non négligeable dans la production de certaines particules fines.

Il est à l'origine de 4% des PM2.5 mesurées dans les zones de fort trafic - donc près du périphérique - et de 7% des PM2.5 mesurées dans les zones plus éloignées des grands axes, contre 8% au trafic routier.

Sachant que seul un tiers des particules mesurées viennent de la région, le reste étant une pollution "importée", le chauffage au bois est ainsi responsable d'un quart de la production des PM2.5 d'origine parisienne, souligne Airparif.

"Le bois ne représente que 5% de la consommation énergétique en combustibles utilisés pour le chauffage résidentiel (...) mais il est responsable de 84% des émissions de particules fines du chauffage résidentiel", dit l'étude.

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • clausfer le mardi 9 déc 2014 à 14:52

    Ne vous réjouissez vous pas trop vite adfg-tan, en général une bonne idée est suivi d'une idée moins bonne, comme faire payer aux automobilistes équipés au diésel le manque à gagner des portiques. Elle n'a qu'une idée en tête: les présidentielles (pour elle, pas pour son ex.)