Favoritisme à l'École de police : la gronde des commissaires

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Des commissaires stagiaires défilent, lors de la cérémonie de baptême de la 62e promotion Roger Wybot des commissaires de police, le 25 juin 2012.
Des commissaires stagiaires défilent, lors de la cérémonie de baptême de la 62e promotion Roger Wybot des commissaires de police, le 25 juin 2012.

Ça gronde dans les rangs de la police. Une faveur aurait été accordée à un diplômé de la 65e promotion de l'École nationale supérieure de police (ENSP). D'après Le Figaro, le candidat, pourtant dernier au classement de cette promotion, s'est vu proposer par l'administration un poste de rang élevé, au plus près de chez lui, en Nouvelle-Calédonie, "adjoint au chef du service de renseignement territorial".

Selon les informations du Figaro, c'est un ancien préfet de l'île qui, ayant gardé des relations, aurait appuyé cette candidature. Ce poste aurait même été créé pour lui, sur mesure. Et ce, avant même la distribution officielle des postes...

"Rupture d'égalité"

Le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) a dénoncé la dérive dans un communiqué intitulé "Rupture d'égalité dans les choix de postes de la 65e promotion". Le président de ce syndicat, Olivier Boisteaux, remet en cause l'affectation de ce candidat et parle d'une "équité républicaine unilatéralement bafouée", rapporte le quotidien.

Le commissaire Boisteaux dénonce le fait que l'ENSP se serait d'une part "engagée" à ne pas favoriser ce candidat, mais dans les faits, aurait "incité" les autres stagiaires à "ne pas s'intéresser au poste". Et de rappeler que les autres commissaires "issus des Antilles, de La Réunion ou de la Polynésie (...) n'ont jamais bénéficié d'une telle largesse que d'aucuns qualifient d'ores et déjà de...

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