Faillites en série pour les entreprises du bâtiment

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Selon la Coface, les entreprises de construction payent un tribut très important à la crise. Depuis 2012, un tiers des défaillances de sociétés concernent ce secteur.

Les prix de l’immobilier ancien qui ont reculé de 7,1 % depuis fin 2011 vont continuer à baisser en 2016 en France. En tous cas, c’est l’opinion de la Coface qui vient de sortir une étude sur la construction. L’explication: «La France est le sixième pays de l’OCDE où le prix de l’immobilier est le plus surévalué par rapport aux revenus des ménages», précise l’organisme d’assurance-crédit dans son communiqué.

Dans l’immobilier neuf, en revanche, les prix n’ont pas reculé. Probablement parce que le coût du terrain et les frais liés à la construction de logements ne sont pas à la baisse. Résultat: la situation des promoteurs immobiliers n’est pas florissante non plus, même si, cette année, on constate un redémarrage des ventes. C’est le dispositif Pinel, le remplaçant du Duflot depuis janvier, qui a attiré à nouveau les particuliers-investisseurs. La disposition promettant de louer à un descendant ou à un ascendant est particulièrement appréciée.

Le taux de Français propriétaires n’évolue pas

Selon la Coface, les conditions de financement plus favorables, avec des taux d’intérêt moyens qui ont touché un plus bas historique en mai 2015 jouent aussi leur rôle sur la relance des ventes. Car la capacité d’emprunt à mensualités et surfaces identiques a augmenté, entre janvier 2012 et septembre 2015, de 10 % dans le neuf et de 17 % dans l’ancien. Reste que le contexte macro-économique français avec un taux de chômage élevé (10,7 % en septembre 2015) n’incite pas les ménages à acheter des biens immobiliers. D’ailleurs, le taux de Français propriétaires de leur appartement ou maison n’a pas évolué depuis 2010 (57,7 %).

Résultat: les entreprises de construction tirent la langue. Avec, depuis 2012, un recul continu du chiffre d’affaires du secteur. Selon la Coface, un tiers des défaillances de sociétés en France concernent le secteur de la construction alors qu’il ne représente 18 % de la valeur ajoutée. Plus inquiétant, après les petites entreprises, ce sont des sociétés de taille moyenne qui boivent le bouillon depuis deux ou trois ans. Ainsi, le chiffre d’affaires moyen des entreprises défaillantes a augmenté de 10 % entre janvier 2011 et juin 2012, à 650 000 euros.

Selon l’assureur, l’horizon du secteur a commencé à s’éclaircir depuis mai. Mais certaines branches continuent de souffrir. Notamment les activités liées aux travaux de couverture, à la construction de bâtiments (défaillances en hausse de 1,1 %) et à la maçonnerie générale (+1,3 %) où les défaillances d’entreprise continuent à progresser.

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  • M7093115 le mercredi 25 nov 2015 à 13:50

    Merci qui ? Merci Duflot ( Duflop ) et consorts........

  • sidelcr le mercredi 25 nov 2015 à 11:38

    A force de rajouter des normes & des contrôles absurdes on en arrive là .

  • SuRaCtA le mercredi 25 nov 2015 à 10:46

    Exact, le maché se portait mal et Duflot et ses lois purement idéologoqiques ont finits d'achever le secteur...

  • SB1954 le mercredi 25 nov 2015 à 00:30

    Conséquence directe des dispositions de la Loi Duflop et de la restriction des dotations aux Collectivités Territoriales. Si les deuxièmes étaient indispensables, la première ne l'était pas: Merci François !