"Exhibition sexuelle" ou "nudité politique" : les Femen en procès

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Éloïse Bouton, alors militante Femen, le 20 décembre 2013 dans l'église de la Madeleine, à Paris.
Éloïse Bouton, alors militante Femen, le 20 décembre 2013 dans l'église de la Madeleine, à Paris.

La justice fait de ces miracles : une adolescente a ressuscité, mercredi, entre les boiseries fanées du tribunal correctionnel de Paris. Une jeune fille de l'époque Bardot condamnée pour outrage à la pudeur en 1965 après avoir disputé une partie de ping-pong seins nus sur une plage de Cannes. Le jeu, la Croisette et jusqu'aux mouvements de la poitrine : tout cela est convoqué le plus sérieusement du monde devant la 10e chambre. Si l'"outrage à la pudeur" a disparu du Code pénal en 1994, le cas continue de faire jurisprudence dans les dossiers d'exhibition sexuelle. En l'espèce, la manifestation d'une ex-Femen dans l'église de la Madeleine à Paris le 20 décembre 2013.

Éloïse Bouton, 31 ans, flotte dans sa veste noire. Les manches lui tombent sur les poignets. Mais enfin, le reste va bien. Elle a une chemise blanche, un petit chignon sur la nuque, des escarpins vernis, presque rien de bijoux et encore moins de maquillage. Façon de tempérer l'image d'elle qui lui vaut de comparaître : les bras en croix, un voile d'un bleu marial dans les cheveux, le slogan "344e salope" peint sur son torse nu en référence au manifeste pro-IVG de 1971, "Christmas is cancelled" dans le dos et les poings serrés sur des morceaux de foie de boeuf sanguinolents censés représenter l'Enfant Jésus avorté. Le mouvement Femen, auquel Éloïse Bouton appartenait depuis ses débuts en France en 2012 (elle l'a quitté depuis, par "lassitude idéologique", dit-elle),...

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  • M8252219 le jeudi 16 oct 2014 à 11:38

    Ou au boxon

  • M8252219 le jeudi 16 oct 2014 à 11:36

    Ça se soigne à l'asile.