Euthanasie : à la suite d'un témoignage glaçant, la loi revue en Belgique ?

le
0
Le médecin chargé de l'euthanasie l'avait comparée à une injection létale administrée à un animal domestique favori pour mettre fin à ses souffrances.
Le médecin chargé de l'euthanasie l'avait comparée à une injection létale administrée à un animal domestique favori pour mettre fin à ses souffrances.

Souvent prise en exemple par les défenseurs du « droit à mourir », la Belgique va-t-elle revenir sur l'euthanasie ? Le partenaire chrétien-démocrate (CD&V) de la majorité fédérale s'appuie sur un cas délicat pour demander une révision de la loi sur l'euthanasie.

Médecin nonchalant

Selon le Vif, un hebdomadaire d'information belge, il y a cinq ans, l'euthanasie de Tine Nys, 38 ans, a été approuvée. Les médecins jugent à l'époque qu'elle souffre, après une séparation, d'une maladie psychique incurable. Selon ses soeurs, Tine a pris conseil auprès de trois médecins qui n'ont pas échangé d'informations entre eux. Interrogées par la télévision belge, elles qualifient l'attitude du médecin chargé de pratiquer l'euthanasie de « nonchalante ». Ce dernier aurait en effet comparé l'euthanasie de Tine à une « injection létale administrée à un animal domestique favori pour mettre fin à ses souffrances ». Deux mois avant son décès, les médecins avaient posé un diagnostic d'autisme. Ses soeurs estiment que les médecins sont passés trop rapidement à l'euthanasie et déplorent qu'ils n'aient pas proposé d'autres traitements. Elles jugent enfin que les conditions de cette euthanasie laissent à désirer : le médecin n'avait pas même pensé à prendre des pansements et est allé jusqu'à demander aux parents d'écouter le coeur de leur fille à l'aide de stéthoscope afin de s'assurer qu'elle...

Lire la suite sur Le Point.frLire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant