Européennes : l'extrême droite en ordre (très) dispersé au Parlement

le
0
Marine Le Pen et Geert Wilders, le 13 novembre dernier à La Haye, se sont réunis pour discuter de la formation d'un groupe parlementaire à Strasbourg.
Marine Le Pen et Geert Wilders, le 13 novembre dernier à La Haye, se sont réunis pour discuter de la formation d'un groupe parlementaire à Strasbourg.

Le geste est éloquent : face au Parlement européen à Bruxelles, Geert Wilders découpe grossièrement une étoile du drapeau européen. "Je vais la donner au peuple néerlandais", lance-t-il à un journaliste. "Je vais la mettre au mur dans ma chambre", dit-il face à une autre caméra. Reconnaissable de loin à sa chevelure peroxydée, le chef du Parti néerlandais pour la liberté (PVV) s'embrouille, mais qu'importe ! Le message est passé : "Je veux rendre à mon pays sa souveraineté, le contrôle de ses frontières et de ses finances. Mon exemple, c'est la Suisse", lance l'allié de Marine Le Pen, qui dénonce "la gabegie européenne" tout en se déplaçant accompagné d'une demi-douzaine de policiers payés par le contribuable belge en guise de gardes du corps.

Le PVV de Wilders compte parmi les partis d'extrême droite europhobes ayant pour objectif de s'unir dans le prochain Parlement pour former un groupe structuré au lendemain des élections européennes. À l'heure actuelle, ces partis sont dispersés et peu représentés. Former un groupe, c'est l'assurance d'avoir de l'argent, du temps de parole dans les débats en plénière - qui sont aussi les plus médiatiques - et de participer aux réunions des chefs de groupe, lieu hautement stratégique de cette assemblée de 751 élus aux pouvoirs de plus en plus importants.

Pour former un groupe, il faut réunir au moins 25 députés de 7 pays différents. "Faisable", clament Marine Le Pen et Geert Wilders,...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant