Être juif en Iran

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La diaspora juive d'Iran est l'une des plus vieilles au monde.
La diaspora juive d'Iran est l'une des plus vieilles au monde.

La semaine dernière, l'unique député juif au Parlement iranien n'a guère ménagé Israël. Non seulement Siamak Merehsedeq dénonce "les actes criminels de Tel-Aviv à Gaza" que "la communauté internationale doit condamner", mais il estime en plus que "l'adhésion d'Israël à l'ONU et au Comité international de la Croix-Rouge doit être annulée". A-t-il été instrumentalisé par le régime, qui se veut l'ennemi héréditaire d'Israël ? Le rabbin de la lilliputienne communauté juive d'Hamadan répond avec prudence : "Nous n'avons pas de problème avec la République islamique." Toutefois, Rassad Nejat précise aussitôt que cette capitale de province d'un demi-million d'âme comptait 7 000 juifs avant la Révolution de 1979. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quinze, qui se réunissent tous les samedis dans la synagogue au centre d'Hamadan, à trois cents kilomètres de Téhéran, en direction de la frontière irakienne. Les autres membres de la communauté ont rejoint les États-Unis, le Canada et Israël. Une communauté de 2 700 ansLe vieil homme, lui, est resté. C'est qu'il n'est pas "que" rabbin : il est surtout le gardien des tombeaux d'Esther et de Mardochée, haut lieu de pèlerinage des juifs d'Iran. La reine Esther, cette orpheline ayant vécu au Ve siècle avant J.-C. dans ce qui allait devenir l'Iran, est la "preuve" que les juifs étaient autrefois installés dans la région sans y être brimés. Vieille de deux mille sept cents ans, la...

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