États-Unis-Cuba : les secrets du rapprochement

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Barack Obama et Raúl Castro se serrent la main lors des funérailles de Nelson Mandela le 10 décembre 2013.
Barack Obama et Raúl Castro se serrent la main lors des funérailles de Nelson Mandela le 10 décembre 2013.

"Il est temps d'envisager une nouvelle stratégie vis-à-vis de Cuba." Voilà ce que proposait le candidat Barack Obama en 2008, dans sa course à la Maison-Blanche. Six ans plus tard, le président américain est passé à l'acte en sifflant la fin d'une guerre froide de 52 ans avec l'île communiste. "Suite à la disparition de l'Union soviétique, beaucoup aux États-Unis pensaient que l'embargo n'avait plus de sens", explique Pierre Melandri*, professeur spécialiste des États-Unis à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris. "Il était reproché aux États-Unis de pérenniser le régime castriste en lui interdisant tout contact avec les idées occidentales."Première pierre du rapprochement, Barack Obama annonce en avril 2009 la levée des restrictions sur les voyages et les transferts d'argent à Cuba. Une "aumône", s'insurge à l'époque Fidel Castro, qui réclame la levée du "blocus" économique américain en vigueur depuis 1982. Le réchauffement est en marche. "De nombreux groupes d'experts américains, latino-américains et cubains travaillaient dessus, et avaient conclu qu'un dégel des relations entre Washington et La Havane était nécessaire tout en maintenant les obligations démocratiques de Cuba", confie Isabelle Vagnoux, professeur spécialiste des Amériques à l'université d'Aix-Marseille. EspionnageTout bascule le 3 décembre 2009 à la Havane. Alan Gross, un ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement...

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  • v.sasoon le jeudi 18 déc 2014 à 16:16

    http://reseauinternational.net/exclusif-y-t-il-un-false-flag-nucleaire-contre-la-russie-en-preparation/