État islamique : la volte-face de l'Arabie saoudite

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Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, accueillant le secrétaire d'État américain John Kerry, à son arrivée à Djedda, le 27 juin 2014.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, accueillant le secrétaire d'État américain John Kerry, à son arrivée à Djedda, le 27 juin 2014.

Pressée par les États-Unis de les rejoindre dans sa guerre contre l'État islamique (EI), l'Arabie saoudite a finalement cédé. À l'issue d'une réunion organisée jeudi dernier à Djedda, le secrétaire d'État John Kerry a obtenu le ralliement du royaume saoud et de neuf autres pays arabes à sa coalition internationale contre les djihadistes. Pour l'heure, Riyad s'est engagé à verser 500 millions de dollars au Haut-Commissariat pour les réfugiés, mais il n'a pas écarté une aide militaire en Irak. "L'Arabie saoudite est incapable de se prendre en main au niveau militaire", juge pourtant Karim Sader, politologue et consultant spécialisé dans les monarchies du Golfe. "La présence des pays du Golfe est indispensable à la coalition, car il s'agit d'apporter une caution arabo-musulmane à cette campagne afin qu'elle ne soit pas perçue par les populations arabes comme une agression occidentale." Une façon également de faire taire les soupçons de double jeu de l'Arabie saoudite, accusée de financer les djihadistes en Syrie et en Irak. Laisser-aller au sommet de l'État "L'État saoudien ainsi que l'establishment religieux n'ont jamais ouvertement financé l'État islamique qui représente pour eux une menace directe et indirecte à plus d'un titre", souligne Nabil Mouline, spécialiste de l'Arabie saoudite au CNRS et à Stanford. "En revanche, il a pu exister un certain laisser-aller au sommet de l'État, dont ont profité tout à la fois des...

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