Essonne : règlement de comptes au conseil départemental

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Jérôme Guedj s'indigne des accusations de François Durovray qui estime que la précédente majorité socialiste a caché une dette de 108 millions d'euros. 
Jérôme Guedj s'indigne des accusations de François Durovray qui estime que la précédente majorité socialiste a caché une dette de 108 millions d'euros. 

On imagine aisément quelle fut la surprise des Essonniens ? et leur mécontentement ? le 29 janvier en lisant leur courrier. Ce matin-là, chaque famille du département a reçu une lettre du conseil départemental, signée de la main de son président François Durovray, en poste depuis près d'un an.

Son préambule est limpide et acéré : « La situation financière que nous avons découverte est catastrophique. » Son épilogue, pas plus réconfortant : « Le département va être contraint d'augmenter la part de la taxe foncière qu'il perçoit. [...] Cela entraînera une hausse de 10 % du montant de votre contribution. »

Depuis septembre, le 91 vit au rythme de la guerre que se livrent la majorité et l'opposition à propos de l'héritage économique laissé par l'ancienne équipe en place. Jusqu'à la voir s'immiscer dans les boîtes aux lettres de ses administrés.

Un procédé qui ne ravit pas Jérôme Guedj, l'ex-patron PS du département : « Normalement, les publications du département adressées à la population doivent permettre à l'opposition de s'exprimer. Là, on ne peut pas apporter notre version des choses. On est dans une logique d'accaparement et d'utilisation de tous les moyens de l'institution pour une basse campagne de désinformation. »

« Pas de dette cachée »

Bien plus que la forme, c'est le fond de l'affaire qui est au centre des tensions. François...

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