Espagne : le casse-tête de la coalition

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Pablo Iglesias, de Podemos, Albert Rivera, de Ciudadanos, Pedro Sánchez, du PSOE, et Mariano Rajoy, du PP, ne parviennent toujours pas à s'entendre. 
Pablo Iglesias, de Podemos, Albert Rivera, de Ciudadanos, Pedro Sánchez, du PSOE, et Mariano Rajoy, du PP, ne parviennent toujours pas à s'entendre. 

Le 3 septembre dernier, l'Espagne s'est un peu plus enfoncée dans la crise politique : Mariano Rajoy a de nouveau échoué à former un gouvernement de coalition. La situation n'est pourtant pas inédite. « L'Espagne s'est déjà retrouvée dans un contexte politique nécessitant une coalition, mais c'étaient des alliances à la marge, pas comme aujourd'hui où le pays se retrouve dans une logique de grande coalition à l'allemande », rappelle Jean Marcou, enseignant à Sciences Po Grenoble et spécialiste des régimes politiques de l'Europe du Sud. En 1996, José María Aznar avait réussi à composer avec les conservateurs basques et, plus surprenant, avec les conservateurs catalans. Mais c'était « otra época », une autre époque. Après quatorze ans de gouvernement socialiste sans interruption, leurs adversaires étaient prompts à se rassembler. Aujourd'hui, tant la personnalité de Rajoy, les affaires de corruption à répétition qui touchent son parti, que sa législature constituent un véritable repoussoir pour les autres partis. « Ce blocage n'a rien de surprenant, étant donné l'apparition de nouveaux partis remettant en cause le système mais qui n'ont pas réussi à absorber ceux qui bipolarisent la vie politique du pays depuis 1981 », poursuit Jean Marcou.

Samedi, l'alliance entre le PP (Parti populaire), le nouveau venu Ciudadanos et CA (coalition canarienne) n'est pas parvenue à réunir plus de 170 députés. Or la majorité...

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