Espagne : Juan Carlos, héros de la démocratie

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Juan Carlos et la reine Sofia, en avril dernier au Vatican, lors de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II.
Juan Carlos et la reine Sofia, en avril dernier au Vatican, lors de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II.

La scène se passe le 3 juin 2011. Juan Carlos Ier s'apprête à subir une opération au genou droit dans une clinique madrilène. Fine barbe blanche, haute stature et large sourire, il présente aux gens venus le saluer cet air jovial qui est sa marque. Plus tard, devant la presse, son visage change ; il lance aux médias : "Ce qui vous plaît, c'est de me tuer et me porter des coups fatals." Depuis des mois, certaines rumeurs circulaient, relatives aux problèmes de santé du roi, âgé de 76 ans, qui seraient en réalité bien plus graves et susceptibles de l'obliger à abdiquer dans un futur proche. La colère royale s'explique : Juan Carlos de Bourbon, descendant direct de Louis XIV, a toujours détesté qu'on doute de ses capacités physiques. Amateur de voile (il est à l'origine de la Copa del Rey qui se tient chaque été à Palma de Majorque), de chasse, de ski, de moto (ses accidents ont été légion), cet homme athlétique a toujours soigné sa forme et sa ligne.Lire aussi La monarchie espagnole bringuebaleDepuis son accession au trône à l'âge de 38 ans, le 22 novembre 1975, deux jours après la mort du caudillo Francisco Franco, ce monarque constitutionnel se veut irréprochable. Il en a même fait la clé de son règne. Il n'a eu de cesse de faire oublier son passé, qui plonge dans les pages noires de l'histoire espagnole, pour mettre en exergue sa dimension de figure tutélaire de la démocratie. Petit-fils d'Alfonso XIII - déposé avec...

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