Espagne : comment stopper la haine sur les réseaux sociaux ?

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Les arènes de sport servent souvent de défouloir. Pour contrer cela, l'équipe de football d'Espagne tient une bannière Dites non au racisme !.
Les arènes de sport servent souvent de défouloir. Pour contrer cela, l'équipe de football d'Espagne tient une bannière Dites non au racisme !.

"Des juifs en colère ? Avec Hitler, cela ne se voyait pas !" ; "Au four, et vive Madrid !" ; "Maintenant, je comprends les nazis et leur haine des juifs !"... C'est un court et sinistre florilège de ce qu'on a pu lire sur Twitter au lendemain de la victoire du Maccabi Tel-Aviv contre le Real Madrid, le 18 mai, en Ligue européenne de basket. En général, ce genre de commentaires xénophobes ou antisémites passent inaperçus.

Aujourd'hui, même si ces réactions viles sont minoritaires, le gouvernement espagnol veut y mettre un terme. Alors que les conservateurs sont en train de modifier le Code pénal, ils souhaitent y inclure une clause qui permette de s'attaquer à "ceux qui pratiquent l'incitation à la haine raciale" sur les réseaux sociaux. À terme, ceux-ci pourraient être passibles de un à trois ans de prison. De son côté, le procureur général de l'État Eduardo Torres-Dulce a promis "un châtiment rigoureux face à une tendance qui ne cesse de croître". D'après la communauté juive d'Espagne, une ligne rouge a été franchie, les commentaires n'auraient jamais été aussi haineux et injurieux par le passé.

"La liberté d'expression a ses limites", explique un responsable de la communauté juive. Selon cette communauté, 18 000 Espagnols se seraient défoulés sur les réseaux sociaux, Twitter et Facebook principalement, au lendemain du match de basket ; cinq d'entre eux ont fait l'objet de plaintes formelles en justice. Cette nuée de commentaires...

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