Esclavage, insultes et poésie à l'université de La Réunion

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Le volcan de La Fournaise en éruption, en septembre 2016. Image d'illustration. 
Le volcan de La Fournaise en éruption, en septembre 2016. Image d'illustration. 

L'Université française partage avec le Vatican un goût accompli pour les élections compliquées et les alliances florentines. Lorsqu'un enseignant doit être recruté par une université, un comité de sélection regroupant chercheurs locaux et extérieurs est mis sur pied. Sans surprise, l'alchimie entre les membres du jury entraîne bien souvent l'élection du favori..., sauf lorsque les jurés locaux boycottent l'assemblée qu'ils ont eux-mêmes constituée. C'est ce qui s'est passé à La Réunion en janvier 2016, à l'occasion d'un recrutement sur le poste d'enseignant spécialisé en « histoire de l'esclavage, de l'engagisme et de l'économie des colonies dans les îles du sud-ouest de l'océan Indien aux XVIIIe et XIXe siècles ».

Une doctorante nantaise, Virginie Chaillou-Atrous, a été élue avec une voix d'avance sur le candidat réunionnais de 59 ans, Albert Jauze. Voilà près d'un an qu'elle aurait dû succéder à un professeur d'histoire et figure militante de l'identité créole, Sudel Fuma, disparu en juillet 2014. Sauf qu'elle n'a toujours pas pu prendre ses fonctions. Sa légitimité est contestée par diverses associations et une décision du tribunal administratif vient de suspendre cette nomination. Cela fera bientôt 850 jours que ce poste est vacant. Récit d'un incroyable imbroglio administratif, où s'invitent des suspicions de « néo-colonialisme » et de sentiment « anti-métropolitain ».

La...

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  • masson33 le samedi 15 oct 2016 à 10:25

    On perd du temps et beaucoup d'argent avec ces universités "exotiques" dont la création et l''existence ne se justifient pas...et cela vaut aussi pour la Corse...