EPR de Flamanville : Areva aurait menti

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Le géant industriel Areva aurait eu connaissance des défaillances du réacteur de Flamanville dès 2006.
Le géant industriel Areva aurait eu connaissance des défaillances du réacteur de Flamanville dès 2006.

L'entreprise Areva connaissait-elle depuis longtemps les problèmes du réacteur nucléaire de Flamanville ? Apparemment oui, selon les dernières révélations du Canard enchaîné, paru ce mercredi. Alors qu'on apprenait en avril dernier l'existence d'une anomalie dans la composition de l'acier du couvercle de la cuve de l'EPR, le géant industriel, lui, aurait eu connaissance de ce problème il y a neuf ans déjà.

L'hebdomadaire s'est procuré une note de 32 pages, rédigée par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), dans laquelle on y apprend qu'Areva menait des études sur le réacteur de Flamanville depuis 2006. À l'époque, le groupe avait alors constaté que le couvercle de la cuve contenait à certains endroits deux fois plus de carbone que le maximum autorisé. Une surdose qui fragilise le réacteur et qui le rend moins apte à résister à la propagation de fissures. Selon le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, ces anomalies « n'avaient pas conduit alors à s'interroger sur l'origine et les conséquences potentielles de cette ségrégation ».

« S'agit-il d'un manque de compétence ? »

Areva s'est bien tenu d'en informer l'IRSN et l'ASN. « Nous n'avons été informés qu'en 2015, par une note d'Areva datant de 2010. Nous ne savions absolument rien avant », indique Sylvie Cadet-Mercier, directrice des systèmes nouveaux réacteurs et démarches de sûreté à l'IRSN, qui a rédigé le...

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