Enquête ouverte sur les assistants du FN au Parlement européen

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PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert le 24 mars dernier une enquête préliminaire sur des soupçons de fraude entourant les conditions d'emploi de vingt assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on précisé.

Elle fait suite à un courrier adressé le 9 mars à la ministre de la Justice par le président social-démocrate du Parlement européen, Martin Schulz, a ajouté cette source.

Dans cette lettre, Martin Schulz signalait des faits susceptibles de caractériser un abus de confiance.

Le porte-parole du Parlement européen déclarait à Reuters début mars que ces soupçons de fraude constituaient une première, à cette échelle, dans l'histoire de l'institution.

Outre sa lettre au ministère de la Justice français, Martin Schulz a saisi l'Office européen de lutte antifraude du cas de ces vingt assistants parlementaires soupçonnés de travailler essentiellement pour le parti de Marine Le Pen, et non pour ses 23 eurodéputés.

Le parti d'extrême droite avait alors dénoncé un "acharnement politique" et une manoeuvre suscitée par le gouvernement français, se défendant de toute fraude.

Le préjudice pour le budget communautaire pourrait atteindre 7,5 millions d'euros si la fraude était avérée, soit le montant des salaires litigieux durant cinq années de mandat parlementaire, selon Le Monde.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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