En Thaïlande, le coup d'État déguisé de l'armée

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Un soldat thaïlandais tient la garde à l'extérieur d'un bâtiment gouvernemental à Bangkok, après l'instauration de la loi martiale le mardi 20 mai 2014.
Un soldat thaïlandais tient la garde à l'extérieur d'un bâtiment gouvernemental à Bangkok, après l'instauration de la loi martiale le mardi 20 mai 2014.

Si ce n'est pas un coup d'État, cela en a tout l'air. Après six mois de manifestations, l'armée thaïlandaise a fini par sortir de sa réserve en décrétant mardi la loi martiale pour restaurer "la paix et l'ordre public". Cette disposition datant de 1914 permet aux militaires de remplacer la police pour assurer la sécurité des citoyens thaïlandais. Le couperet est tombé à la télévision nationale mardi au petit matin, cinq jours après la mort de trois manifestants dans une attaque à la grenade en plein Bangkok. Immédiatement, des soldats et des véhicules militaires ont été déployés dans le centre de la capitale, bondé comme à l'accoutumée. "S'il y a eu des violences sporadiques au cours des récents mois, une loi martiale nationale n'était pas nécessaire pour prévenir de futures violences", dénonce Brad Adams, directeur de la division Asie de l'ONG Human Rights Watch. "L'armée a sorti de son chapeau une loi vieille d'un siècle pour subordonner l'administration civile aux militaires, rendant dans les faits impuissants les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires." Gouvernement fantoche Depuis la destitution en mai de la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, l'exécutif est assuré par un gouvernement intérimaire réduit à quelques proches du clan Shinawatra. Or, symbole de son impuissance, celui-ci n'a même pas été informé au préalable de l'initiative des militaires. En témoigne l'étonnante remarque du...

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