En Syrie, le régime continue à massacrer les civils

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Les enfants de Douma enfermés dans une cage pour dénoncer les bombardements du régime syrien.
Les enfants de Douma enfermés dans une cage pour dénoncer les bombardements du régime syrien.

L'image, forte, a fait le tour du monde. Au milieu d'immeubles en ruine et enfermés dans une cage, une dizaine d'enfants syriens engoncés dans des combinaisons orange brandissent des pancartes rappelant aux médias leur devoir d'exhaustivité : "Nous avons vu vos médias quand le pilote jordanien s'est fait brûler, mais nous ne les avons pas vus quand les enfants de Douma se sont fait brûler." Diffusée le 15 février, cette photo prise à Douma, en banlieue de Damas, attire l'attention sur le fait que le pilonnage des civils auquel se livre l'armée syrienne n'est pas moins cruel que l'immolation d'un militaire jordanien par les djihadistes de l'organisation État islamique (EI). Alors que le monde entier a les yeux rivés sur les atrocités commises par l'EI, Bachar el-Assad continue de tuer les civils syriens en toute impunité. Depuis le 1er février, Douma, située dans la Ghouta orientale à une dizaine de kilomètres au nord-est de Damas, subit des attaques sans précédent. Si les bombardements du régime ne cessent jamais vraiment dans cette ville contrôlée par les rebelles depuis octobre 2012, les dix premiers jours du mois ont été particulièrement meurtriers. "Du 1er au 9 février, le régime a bombardé tout le secteur de la Ghouta orientale comme jamais il ne l'avait fait auparavant", témoigne Ahmad*, un médecin travaillant dans un centre médical de Douma joint par Skype. "Il y a eu 114 attaques dont 84 juste sur Douma." Le nombre de victimes...

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