En prison avec un député

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La maison d'arrêt de Nanterre accueille les détenus en attente de jugement ainsi que les condamnés dont la peine n'excède pas, en principe, un an d'emprisonnement.
La maison d'arrêt de Nanterre accueille les détenus en attente de jugement ainsi que les condamnés dont la peine n'excède pas, en principe, un an d'emprisonnement.

"Bonjour, je suis Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, je viens pour visiter la prison avec des journalistes." La voix qui répond de l'autre côté de l'hygiaphone ne semble pas surprise. Quelques minutes plus tard, on nous demande nos papiers d'identité et on nous fait patienter dans un sas. Le personnel de l'administration pénitentiaire commence à être habitué à ces parlementaires qui, depuis 2000, sont autorisés à débarquer à l'improviste dans toutes les prisons de France. Un peu moins aux journalistes qui les accompagnent, ces derniers ayant acquis ce droit en avril sous l'impulsion de l'ex-homme d'affaire Pierre Botton et de son association Ensemble contre la récidive. Une petite révolution dans le monde très fermé de l'administration pénitentiaire.

Nos portables sont invités à nous attendre dans un casier. En revanche, comme le prévoit le décret, nous avons le droit de filmer. On passe le portique de sécurité. Notre député se retrouve lui aussi en chaussettes, sans ceinture et en bras de chemise...

C'est le directeur de la maison d'arrêt qui nous accueille : Jimmy Delliste, un petit homme en costume gris qui ne lâche pas son talkie-walkie. Son établissement est le premier à être sorti de terre en 1990 dans le cadre du programme dit Chalandon, une prison dont la gestion est déléguée à un partenaire privé. Les principaux soucis du directeur et de son adjointe, Alexandra Degros, en dehors de la canicule...

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