Emmanuel Macron prône de nouvelles grandes réformes économiques

le , mis à jour à 14:01
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EMMANUEL MACRON SOUHAITE DE NOUVELLES RÉFORMES DU MARCHÉ DU TRAVAIL
EMMANUEL MACRON SOUHAITE DE NOUVELLES RÉFORMES DU MARCHÉ DU TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron prône le lancement de nouvelles réformes d'envergure du marché du travail, au moment où le gouvernement envisage de fusionner son projet de loi sur les nouvelles opportunités économiques (NOE) et la réforme du droit social.

"Les Français veulent non pas un optimisme béat mais savoir où on va, ce qu’on propose pour le pays", dit le ministre de l'Economie dans une interview au Monde publiée mercredi.

"Ils sont lucides. Nous devons être à la hauteur de l’état d’urgence économique  : c’est le moment pour engager de nouveau de grandes réformes", plaide-t-il alors que des voix s'élèvent à gauche pour renoncer à des mesures qualifiées de "libérales" avant l'élection présidentielle de 2017.

Baptisé par avance loi Macron 2, le projet de loi #noe, qui devait être présenté avant la fin du mois, inclut un important volet social avec des mesures de simplification des différents régimes de travailleurs indépendants, un statut que le ministre de l'Economie souhaite voir se développer.

Il entend parallèlement lever les obstacles à l'accès à certains métiers auxquels se heurtent des jeunes sans qualification, comme les petits travaux d'entretien dans les logements ou les laveurs de voitures, qui nécessitent un diplôme professionnel, au grand dam de ces professions.

Selon Bruno Le Roux, le chef de file des députés socialistes, le gouvernement envisage de fusionner le projet de loi Macron 2 et la réforme du droit social que doit défendre la ministre du Travail Myriam El Khomri, ce qui serait une forme de désaveu pour Emmanuel Macron.

NEW DEAL EUROPÉEN

Ce dernier ne fait pas directement référence à cette possibilité et son entourage affirme que seul le contenu des réformes importe, et pas le nom que porte la loi, mais il fait pression pour que ces réformes soient bien lancées.

"Je ne suis pas de ceux qui disent qu’on a tout fait pour l’emploi et le marché du travail, c’est faux", dit-il au Monde, ajoutant que la France était parmi les quatre pays européens sur 28 à n'avoir pas réussi à réduire le chômage depuis 12 mois.

Il explique avoir soumis à François Hollande et Manuel Valls "des réformes d’impacts forts" pour "donner beaucoup plus de place à l’entrepreneuriat individuel, donner beaucoup plus de simplicité aux TPE et PME dans leur parcours de croissance sur le plan fiscalo-social et réglementaire".

Il confirme vouloir revenir sur "les exigences excessives en matière de qualifications professionnelles pour exercer certains métiers dès lors qu’il n’y a pas de risque pour la santé ou la sécurité du consommateur et des travailleurs ".

"Notre choix c’est d’ouvrir notre économie et de créer davantage de mobilité sociale", poursuit-il en voulant casser "des corporatismes, des rigidités, la capture de certains marchés par les ' insiders' (qui ont du travail)".

Le ministre de l'Economie se fait même le chantre d'Uber, le géant américain des véhicules de transport voué aux gémonies par les taxis, qui y voient une concurrence déloyale.

"Bien sûr, ce n’est pas un système parfait, peut-être certains échoueront-ils, mais on le voit avec l’exemple qu’offre Uber dans la région parisienne  : des gens souvent victimes de l’exclusion choisissent l’entrepreneuriat individuel, parce que pour beaucoup de jeunes aujourd’hui, c’est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur."

Une politique de relance est également nécessaire au niveau européen mais la France doit maintenir sa trajectoire budgétaire de la France, assure Emmanuel Macron.

"La réponse passe donc par un 'new deal européen' : des réformes profondes qui doivent être poursuivies dans plusieurs pays notamment en France et une politique de relance beaucoup plus volontariste au niveau de l’Union européenne et de certains Etats membres", conclut-il.

(Yves Clarisse, édité par Marine Pennetier)

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  • M3866838 il y a 11 mois

    Un banquier mercenaire de la gauche. On voit ce que ça donne.

  • sense78 il y a 11 mois

    Ce pauvre Macron n'a toujours pas compris qu'il n'arrivera jamais à rien avec une telle équipe. Chaque fois qu'il pose des principes sains et pragmatiques, une bande de dogmatiques hypocrites vient ajouter des conditions inacceptables qui vident la pseudo-réforme de sa substance. Exemple le travail du dimanche; 1,5 an de blabla pour aboutir à un chantage et un blocage.

  • .jpeg il y a 11 mois

    Nouvelle vague de réformes : comme s'il y en avait eu le commencement d'un début.

  • am013 il y a 11 mois

    Ça fait des mois qu'il propose et qu'il modifie....résultat ? Rien, nada....à part faire des cadeaux au patronnât et toucher un salaire confortable..

  • calippe3 il y a 11 mois

    Pour les petits boulots il n'a pas tors, tout le monde ne peut pas faire des études et passer des examens compliqués et inutiles, des boulots où apprendre sur le terrain suffit

  • d.gui44 il y a 11 mois

    bande de pétochars; bien sur qu'il faut tous fou tre en l'air et rapidement

  • mr_pink il y a 11 mois

    Libéralisation, précarisation ! C'est ça l'avenir du travailleur français. Le pire, c'est que c'est la gauche qui est au pouvoir, je n'imagine même pas ce que ce serait si c'était la droite...

  • NYORKER il y a 11 mois

    "Bien sûr, ce n’est pas un système parfait, mais on le voit avec l’exemple qu’offre Uber dans la région parisienne  : des gens souvent victimes de l’exclusion choisissent l’entrepreneuriat individuel, c’est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur." ça s'appelle faire la putin

  • M8252219 il y a 11 mois

    Transfert des taxes sur les salaires à la TVA SOCIALE,tous les français plus beaucoup d'autres en bénéficient ou en profitent , tous doivent participer au financement du système social à la française.