Emmanuel Macron, l'homme pressé, impose son tempo

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Emmanuel Macron, pas encore candidat à la présidentielle 2017, mais déjà en campagne, a esquissé des propositions mardi 4 octobre à Strasbourg.
Emmanuel Macron, pas encore candidat à la présidentielle 2017, mais déjà en campagne, a esquissé des propositions mardi 4 octobre à Strasbourg.

Ce n'est pas le moindre des paradoxes d'Emmanuel Macron. L'homme qui paraît si pressé, qui veut monter si vite ? il fêtera ses 39 ans en décembre ?, si haut ? il vise l'Élysée pour 2017 ?, entend inculquer la patience aux observateurs qui ont les yeux, les micros et les caméras, braqués sur lui. À Strasbourg, mardi 4 octobre, l'ancien ministre de l'Économie explique que le temps de faire des propositions n'est pas tout à fait venu.

Ce soir-là, devant ses partisans réunis en agora, il lance : « Le projet est la grande impatience, en particulier du monde politico-médiatique. Mais dire : On va faire la VIe République, on limite à un le mandat du président, on a préparé telle ordonnance? On fait ça depuis 30 ans ! Depuis 1981, on dit : On va donner le droit de vote aux étrangers à chaque élection », ça n'a jamais été fait? Est-ce que c'est de cela que le pays a besoin ? »

Plus tôt dans l'après-midi, il expliquait à la presse conviée dans une vaste salle du Palais de la musique et des congrès : « Il faut remonter aux racines du mal avant de jeter des propositions au visage des gens. C'est une question d'hygiène collective. »

« Trois fois Guerre et Paix »

Pour « remonter aux racines du mal », il a envoyé aux quatre coins du pays une armée de bénévoles. « 300 000 portes ont été frappées, 100 000 portes ont été ouvertes et 25 000...

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